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XXV. Conduite de Saldern à Varsovie, comme médiateur

Saldem, chargé de réconcilier toute la cour de Varsovie, et de former sur les lieux mêmes le plan de conduite que la Russie devait désormais suivre dans ce royaume, commença

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par écouter avec une patience apparaite les plaintes du rot contre ses oncles, celles de ces deux vieillards contre RepniD,et celles du ministère polonais contre le roi de Prusse. Il affectait une exacte impartialité, faisant^ autant qu'il pouvait, des interrogatoires juridiques, écrivant les ré* ponses en présence de ceux qu'il interrogeait^ engageant les deux princes Ciartoryski à écrire directement à Panin tous les griefs contre l'ambassadeur russe. Mais, bien instruit de la passion qu'avait ce ministre de soutenir son neveu, ii dressait tous les mémoires qu'il envoyait en Russie de la manière la plus favorable à cet ambassadeur. Sa violence, qui devint si funeste à la république, perça dès lors au travers de ses fausses souplesses. Cet homme, choisi comme un habile négociateur, crut reconcilier toute cette cour en laissant entendre que la tzarine ferait dévaster les terres de c«ux qui refuseraient de rentrer en bonne intelligence.

Quant aux demandes de la Russie, il reconnut la nécessité indispensable de les renvoyer toutes à la diète qui allait s'assembler. Mais il sentit que l'oppression pourrait seule y déterminer les Polonais. Il proposa, comme un moyen sûr et facile y de faire environner cette diète par les troupes russes. Il permit toutefois d'essayer un moyen plus doux, celui de perpétuer dans cette diète la confédération générale^ parce que les maréchaux de cette confédération présideraient, dans les ditTérentes provinces, au choix des députés, et que les affaires, dans une diète confédérée, se traitant toujours à la puralitédessuffragjBs, en présence du sénat et du roi, on pouvait espérer de se rendre facilement maître de cette pluralité. Tel fut eu effet le plan qui parut dès lorsconcerté entre les deux cours.

Saldem, après avoir exigé une promesse positive et par écrit, qu'on satisferait dans cette prochaine diète aux principales demandes du roi de Prusse, se rendit à Berlin pour

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y faire 'entendre, disait-îl, des vérités dures. Le roi de Prusse éluda de répondre positivement sur la proposition de la grande alliance du Nord ; mais il promit de travailler conjointement avec la Russie au succès de toutes ses vues en Pologne, en acceptant toutefois les moyens qui pourraient l'engager personnellement dans une guerre.

Les approches d'une diète sont dans tous les pays libres un temps de fermentation générale. Tous les partis, tous les intérêts, toutesMes opinions cherchent à s'asurer d'avance les moyens de prévaloir. Mais dans la situation étrange où se trouvait alors cette république, les mouvements orageux qui précédèrent cette première assemblée du nouveau règne, n'annoncèrent que) trop évidemment par leur violence les désastres qui devaient les suivre.

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