‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 85 sur 184 · LIVRE Vit · texte numérisé non relu

LIVRE Vit

itaât faciiemeot les maîtres de cette assemblée. Le roi, se conduisant par l'avis de ces deux vieillards, assembla 1» corps des évéques, et leur dit : « Que s*ils étaient déterminés à ne point traiter avec les dissidents comme avec leurs égaux, à ne leur accorder de privilèges qu'à titre d'indulgence et de grâces, à les regarder toujours comme une secte tolérée, ili fallait que la nation commençât par assurer son indépen* dance; qu'elle se rendît assez, forte pour exclure entièrement rinfluence des puissances étrangères; que eette Fésolutioa ne devait pas être la décisiom imprudente et précipitée d'un conseil tumultueux, mais la résolution d'un peuple courageux, déterminé à tout sacriOer pour défendre sa religion efe ses lois ; qu'en conséquence ils devaient assurer au gouvernement le pouvoir d'augmenter les troupes et de les employer à la défense du pays ; que la seule manière d'y par«^ venir était de statuer dans la diète que dorénavant l'augmentation de l'armée ne serait plus sujette au liberum veto, et que toute proposition à ce sujet serait accordée ou rejetée à la pluralité des suffrages. »

Presque tous les évéques et les sénateurs promirent par les serments les plus sacrés de mettre le gouvernement en, état de soutenir le refus qu'on allait faire, et s'engagèrent à appuyer de tout leur crédit dans la diète une loi si néces-^ saire.

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