LIVRE Vit
itaât faciiemeot les maîtres de cette assemblée. Le roi, se conduisant par l'avis de ces deux vieillards, assembla 1» corps des évéques, et leur dit : « Que s*ils étaient déterminés à ne point traiter avec les dissidents comme avec leurs égaux, à ne leur accorder de privilèges qu'à titre d'indulgence et de grâces, à les regarder toujours comme une secte tolérée, ili fallait que la nation commençât par assurer son indépen* dance; qu'elle se rendît assez, forte pour exclure entièrement rinfluence des puissances étrangères; que eette Fésolutioa ne devait pas être la décisiom imprudente et précipitée d'un conseil tumultueux, mais la résolution d'un peuple courageux, déterminé à tout sacriOer pour défendre sa religion efe ses lois ; qu'en conséquence ils devaient assurer au gouvernement le pouvoir d'augmenter les troupes et de les employer à la défense du pays ; que la seule manière d'y par«^ venir était de statuer dans la diète que dorénavant l'augmentation de l'armée ne serait plus sujette au liberum veto, et que toute proposition à ce sujet serait accordée ou rejetée à la pluralité des suffrages. »
Presque tous les évéques et les sénateurs promirent par les serments les plus sacrés de mettre le gouvernement en, état de soutenir le refus qu'on allait faire, et s'engagèrent à appuyer de tout leur crédit dans la diète une loi si néces-^ saire.