‹ Révolutions de Pologne (volume 3)Chapitre 89 sur 184 · LIVRE Vil · texte numérisé non relu

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tait. Ni raisons, dI prières, ni menaces ne purent faire changer cette résolution. Du froid de leur dédains mutuels, ils passaient Fun contre Tautre à tous les emportements de la colère. Les Russes reçurent ordre d'aller s'établir dans les domaines du roi pour y vivre à discrétion. Il subit enGn lui-même cette ignominieuse tyrannie à laquelle il avait exposé sa nation, et quMl avait le premier employée contre ses en* nemis. Ses émissaires secrets dllaientporter$es plaintes chez tous ceux qu'il soupçonnait d^entretenir encore des relations avec la France. C'était lui. qui maintenant gémissait de l'abandon où les autres puissances laissaient la Pologne. Il suppliait qu'on représentât aux Turks que leis Russes tenaient dans le coyauiijke un corps d'armée comme une garnison perpétaelle dans un pays conquis, qu'ils y faisaient promener leurs troupes» pour intimider la noblesse dispersée ; qu'ils les mettaient en cantonnement dans la capitale au milieu de la diète, et qu'ils prétendaient y donner des lois souveraii^es. Un violent dépit contre l'impératrice de Russie soutenait sa fermeté, étrangère à son caractère ; et ses frères l'encourageaient, en le flattant toujours de leur projet chimérique d'alKance avec la maison d'Autriche, et de l'espoir d'obtenir enGn les secours de cette puissance.

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