‹ Révolutions de PologneChapitre 105 sur 282 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

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épiscopal enfermé d'épaisses murailles au pied de la forteresse, mais plus élevé que tout le reste de la ville. C'est l'enceinte de l'église métropolitaine et le séjour ordinaire de l'archevêque et des primats du canton. Les Turks, cédant à leur épouvante, y envoient aussitôt des députés pour capituler; mais pendant que sur la foi de cette capitulation, ils évacuaient paisiblement la forteresse et apportaient leurs armes dans le palais métropolitain, avec la liberté d'emmener leurs familles et de se retirer où ils voudraient, la plus féroce tribu des Maïnotes arrive du côté des montagnes, et courant au pillage de Misitra, gravit sur le rocher où est située la forteresse, en escalade les remparts qui tombaient en ruines, et commence à piller et à massacrer les Turks, sans distinction de sexe ni d'âge. Ceux-ci, dans unenouvelle épouvante, fuient de la forteresse, courent au palais métropolitain comme dans un refuge , et poursuivis par les montagnards, se précipitent en foule dans l'église, asile si respecté dans la Grèce du temps même de ses faux dieux. L'archevêque et tout le clergé en habits pontificaux et la croix à la main, entourent l'église et supplient ces brigands au nom de ce même Dieu dont ils prétendaient défendre la cause, de ne pas profaner son temple. Ce respect arrêta ces furieux ; mais aussitôt ils se dispersent pour piller les maisons des Turks ; et plusieurs centaines de Juifs et de Grecs payèrent alors de leur vie leurs efforts pour défendre l'accès de leurs propres maisons. Ces brigands emportèrent leurs pillages dans leurs montagnes ; et après leur retraite, Psaros s'érigeant en gouverneur de toute la contrée de Sparte, l'archevêque, le proëstos et les gérontes s'assemblèrent pour former le nouveau gouvernement. Plus de trois mille. Grecs ou Maïnotes des tribus moins féroces accoururent à Misitra, furent mis à la solde par ce nouveau sénat, qui s'empara de tous les revenus publics, et formèrent la nouvelle garnison de la ville. Les Turks

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et leurs familles eehappés de la forteresse, croyant le Péloponèse entièrement soulevé, ne voulurent poiut chercher un autre asile que le palais métropolitain où on avait sauvé leurs vies. Ils y demeurèrent enfermés sous la garde des douze soldats russes et des Grecs de Misitra.

XXL Les Turks restent maîtres de tout Vintéheur.

Mais aucune des villes où on avait noué précédemment de secrètes intelligences ne se soulevait encore ; et les Turks restaient entièrement les maîtres de tout l'intérieur de la presqu'île. La plupart s'étaient réunis dans Tripoli tza, ville nouvelle qui n'était encore il y a peu d'auuées qu'un village sans nom. L'agréable situation de ce village dans une belle plaine au centre du Péloponèse, l'avait rendu la résidence favorite du pacha, depuis que tout ce pays jouissait d'une profonde sécurité, et le séjour du gouvernement en avait fait en peu de temps une assez grande ville. Elle se trouve dans la même province où autrefois Kpaminondas voulut fonder la capitale du Péloponèse. La nature même des choses et la position des lieux a produit au milieu des ravages des siècles et des malheurs de l'esclavage ce que le génie de ce grand homme avait imaginé pour l'avantage commun de la Grèce. Tous les Turks de l'intérieur y avaient fui, moins dans l'espoir de s'y défendre que pour chercher d'abord à se rassembler. Le pacha leur envoya ordre de s'y retrancher, leur promit de les y secourir s'ils y étaient attaqués, leur fit annoncer la prochaine arrivée des Albanais, dont il avait mandé les milices les plus voisines, et celle de la flotte ottomane incessamment attendue sur les côtes. If leur lit représenter que Tripplitza, par sa situation au centre du Péloponèse, empêcherait, jusqu'à l'arrivée de

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