‹ Révolutions de PologneChapitre 106 sur 282 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

ces puissants secours, les Russes et les rebelles de s'étendre, et gênerait de toutes parts leur communication.

Ce pacha était l'ancien grand- visir destitué au commencement de la guerre, parce qu'il s'y était constamment opposé. Les malheurs de cette guerre qu'on pouvait en grande partie attribuer à la faiblesse de son administration, commençaient au contraire à justifier dans l'esprit du sultan le constant amour de ce visir pour la paix. Sa disgrâce venait d'être adoucie par le gouvernement de cette belle province. Ce retour des bontés de l'empereur dont il avait été longtemps chéri, faisait généralement présager son retour prochain aux premières dignités de l'empire. Son autorité en était d'autant plus redoutée, et l'occasion de servir sous ses yeux était regardée comme une faveur du sort et comme une occasion sûre d'élévation et de fortune. Il se tenait renfermé dans la plus forte place de la province, Napoli de Romanie, située sur la côte orientale, au fond du golfe qui reçoit aujourd'hui le nom de cette ville, au lieu de celui d'Argos qu'il portait autrefois. Elle est bâtie sur un hauteur que la mer environne, accessible seulement par une chaussée étroite ; et le port qu'elle défend pouvait recevoir une grande partie de la flotte ottomane.

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