‹ Révolutions de PologneChapitre 137 sur 282 · XL. // met les Dardanelles en défense · texte numérisé non relu

XL. // met les Dardanelles en défense

Les ministres ottomans, qui se flattaient que ces défaites même rendraient bientôt la paix nécessaire, s'opposaient au crédit qu'un étranger, un chrétien était près d'acquérir. Ils s'efforçaient de l'éloigner de leur maître ; ils voulaient fermer les yeux de leur nation à ces lumières nouvelles. Mais dans le danger dont la capitalese trouvait alors •menacée par

RÉVOLUTIONS 1>K POLOGINL.

l'incendie de la flotte et par la croisière des vaisseaux russes à rentrée des Dardanelles, cette inquiète jalousie céda à une plus grande terreur ; et Tott ayant offert de se rendre aux Dardanelles, ses services furent agréés. Tout ce que le commerce français avait amené à Constantinople d'ouvriers de vaisseaux fut employé à former sur toutes les cotes de nouvelles défenses. Quelques-uns de leurs navires furent changés en brûlots. On employa leurs matelots aux batteries, leurs charpentiers à la construction des affûts. Tott fit transporter à ces nouvelles batteries la poudre qu'il fit prendre à plus de deux cents navires étrangers. Les Turks, qu'il instruisait au service du canon et des bombes, admirant eux-mêmes la promptitude et la justesse deleurscoups, étaient incertains si, dans les procédés nouveaux auxquels il les exerçait, il n'entrait pas quelque procédé magique. Mais le pacha des Dardanelles rassurait leur superstition alarmée, prêtait son autorité à tous ces exercices, et, sans aucune jalousie, se piquait d'une heureuse émulation. Le brave Hassan, qui, malgré ses blessures, s'était fait transporter où il pouvait être utile, secondait également tous les travaux de Tott. En un mot, en peu de semaines, le passage du détroit fut rendu inexpugnable, et tous les ouvrages pourvus de bons défenseurs.

XL1. Retraite (V FJpfùmtun.

Llphinston, qui, jusqu'à ce moment, avait encore espéré que l'occasion elle-même éclairerait enfin les généraux russes et les déterminerait à se laisser conduire vers les murs de Constantinople, voyant désormais cette entreprise impossible et lui-même employé à d'inutiles croisières, s'abandonna à toute sa rage, et, dans un emportement de dépit et de colère,

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