‹ Révolutions de PologneChapitre 160 sur 282 · LIVRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE XII

et que la destinée ne bénissant pas les armes ottomanes , il les assemblait pour délibérer sur ces propositions; que d'un autre côté cependant, la France semblait disposée à soutenir la fortune de l'empire ottoman ; que déjà on traitait avec elle pour l'acquisition d'un grand nombre de vaisseaux , et que sans avoir encore une réponse positive de cette cour sur l'alliance projetée, il était aisé d'entrevoir, aux soins que prenait son ambassadeur, la prochaine conclusion de cette alliance , et qu'il laissait aux délibérations de cette assemblée le choix du parti qu'il fallait prendre. » Le divan demanda trois jours ; et ce terme expiré , sa réponse unanime ayant été pour la paix , on s'adressa aussitôt aux ministres que les cours de Vienne et de Berlin entretenaient à Constantinople, et on requit formellement, pour terminer la guerre, les bons offlees que leurs maîtres avaient offerts. Mais cette résolution du divan demeura renfermée dans un impénétrable secret , particularité remarquable après une assemblé si nombreuse , après de si longues délibérations , et qui

tient aux mœurs générales de cet empire.

Page 1