‹ Révolutions de PologneChapitre 250 sur 282 · XI. Sa première déclaration . — // déconsidère rCninn · texte numérisé non relu

XI. Sa première déclaration . — // déconsidère rCninn

pulriotiqne.

Saldern, à qui le projet de partage ne plaisait pas , tint à Varsovie la conduite la plus propre à le faire réussir. 11 n'arriva dans cette capitale qu'à la fin d'avril ; et dès les pre-

LIVAE XIV.

miers jours, ses emportements révoltèrent tous les esprits. C'était un Russe impérieux, dur et pédant, mais laborieux ; et, à ce titre, assez estimé de Panin. Cependant , pour se conformer une fois à ses instructions, Saldem publia, au mois de mai, une première déclaration, dont les huit articles v parlaient vaguement de paix, de concorde et toujours du désintéressement de la tzarine.

11 devait, selon le caractère pacilique de sa mission, soutenir cette Union patriotique dont nous avons déjà parlé; il parut d'abord se concerter en effet avec elle ; et l'on voit, par une lettre qu'il écrivait au mois de juin, que certains membres de cette Union étaient pensionnés par la Russie. Cela n'empêchait pas que l'Union patriotique ne déclarât avoir pour but de réconcilier le roi et les confédérés, sans Tintervention des Russes. On a vu qu'elle correspondait avec Oginski ; et, parmi ses adhérents et ses membres, la Russie, la Prusse, la maison de Saxe, Poniatowski, les confédérés, la liberté et la concorde avaient à la fois des amis : mélange inévitable , dans ces partis mitoyens qu'on voit toujours se former au sein des troubles politiques, et qui ne font réellement que rassembler et déguiser les intérêts divers dont ils se prétendent dégagés.

Quoi qu'il en soit, l'homme qui plongea l'Union patriotique dans le mépris et presque dans l'oubli, ce fut Saldern. Un jour qu'il assistait à une séance de cette assemblée, il déclara qu'il ne voyait là personne avec qui l'on pût traiter* et annonça qu'il n'y reparaîtrait plus. Il représentait cette Union comme vendue à la cour de Saxe ; il jetait aussi des soupçons sur les cours de Vienne et de Berlin ; il disait aux Czartoryski que le dogue (c'est-à-dire le roi de Prusse, était impatient de se précipiter sur eux ; et à force de se récrier contre les projets de démembrement . et d'affirmer

que sa cour n'y consentirait jamais , il familiarisait les esprits avec l'idée de ce désastre (1).

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