LIVRE XIV
ii l'Autriche; et l'un des soins de la cour de Vienne était de cacher tous ses plans à celle de Versailles. On ne pouvait confier à cette dernière cour ni le projet du partage de la Pologne, ni celui d'un traité entre l'Autriche et la Porte, ni surtout la résolution qu'on avait prise d'écarter la France elle-même de la médiation entre les Turks et la tzarine. Kaunitz se bornait à faire entendre aux Français qu'il fallait renoncer à l'idée de renverser Poniatowski ; il affaiblissait par degrés l'intérêt qu'ils prenaient aux confédérés , intérêt qui d'ailleurs ne tendait qu'à décroître depuis la disgrâce de Choiseul , et que la correspondance de Dumouriez était loin de ranimer depuis l'affaire de Lançkorona.