IU.YOL. DK POLOGNE. — T. III
;îS REVOLUTIONS DE POLOGNE.
être un obstacle à la délivrance de la Pologne, contribua encore à cette séparation. Les Pulaski n'étant point Lithuaniens, ne pouvaient être revêtus d'aucune dignité, d'aucun commandement dans cette province. Les vieillards soutenaient que les Lithuaniens devaient combattre seuls dans leur pays , ou avoir sous leurs ordres les troupes polonaises. On se sépara donc. Sapiéha devint chef de cette petite armée; il la conduisit vers les terres du comte Paç, et ce fut du moins une obligation que lui eut sa patrie, d'avoir employé les forces qu'elle lui confiait à faciliter l'élection de cet illustre citoyen, pour maréchal de toutes les confédérations de cette province. Les Lithuaniens, sans autre projet que de former leur confédération générale, s'aperçurent bientôt qu'ils étaient côtoyés par les Russes, et que d'autres corps cherchaient à les environner. Ils se pressèrent de conclure cette confédération, et d'en rédiger tous les actes, dans un bois voisin des frontières prussiennes. On élut tous les représentants de la Lithuanie qui devaient aller joindre à Cieszyn les représentants du reste de la Pologne. Ces opérations faites et les nouveaux chefs étant revêtus de tous les pouvoirs de leur province, lanoblesse et les troupes se dispersèrent. Quelques soldats et même quelques gentilhommes tombèrent entre les mains des Russes ; d'autres, qui avaient cherché asile sur les frontières du roi de Prusse, turent enrôlés dans ses troupes.
Les deux Pulaski avaient près de trois cents lieues à faire pour aller rejoindre leurs équipages sur les frontières de Hongrie. Six cents hommes étaient encore sous leur commandement. Plusieurs détachements russes avaient eu ordre de s'attacher uniquement à les poursuivre. Une considération particulière, à laquelle Kasimir s'est toujours reproché d'avoir cédé, rengagea a traverser un pays de plaines. Il voulait conduire vers Wlodavva un homme dont le grand