IV. Conventions entre Frédéric et la cour de Vienne
Cette convention entre la Prusse et la Russie est du mois de février 1772 ; dès le mois suivant, Frédéric traite avec la cour de Vienne. Joseph eût mieux aimé regagner en Hongrie les provinces que sa maison avait perdues par la paix de Belgrade; Marie-Thérèse craignait surtout d'être engagée dans une nouvelle guerre , et Kaunitz songeait à recueillir les fruits de son traité avec les Turks. Frédéric leur ût sentir que le partage de la Pologne était le seul moyen d'acquérir, et le seul aussi de rester en paix. Leur consentement néanmoins n'avait rien d'empressé ; ils présumaient que l'étendue de la part qu'ils réclameraient dans ce partage, empêcherait de l'accomplir : et lorsqu'ils virent qu'on n'était point effrayé de leur avidité, ils demeurèrent étonnés eux-mêmes de la facilité de ce nouveau genre de conquête.