‹ Révolutions de PologneChapitre 53 sur 282 · LIVRE · texte numérisé non relu

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les autres étaient loin derrière l'armée. On construisit quelques radeaux. Ils ne purent résister à la v iolence des vagues, et s'ouvrirent au milieu du fleuve. Un Kosak traversa à la nage et amena le bateau turk resté à l'autre bord. Huit hommes y passèrent. Ils gravirent jusque dans la forteresse ; ils la trouvèrent déserte.

Galitziu et tous les généraux, précédés de quelques soldats, passèrent successivement dans ce même bateau, et rendirent à Dieu des actions de grâces dans une église de la ville.

Un assez grand nombre de troupes les suivirent enfin sur deux radeaux. Quelques détachements furent envoyés avec précaution à la poursuite, ou plutôt à la découverte de Pennemi. Mais les ordres que Moldavandji avait donnés pour la sûreté des deux provinces de Valaquie et de Moldavie n'avaient point été exécutés. On ne trouva à lassy que trente Turks ou Polonais, qui furent passés au fil de l'épée. Les Moldaves reçurent encore cette fois les Russes comme leurs libérateurs. Ils bénissaient Dieu d'avoir suscité, disaient-ils, le génie de l'impératrice pour délivrer cette partie de l'église d'Orient. Un autre détachement pénétra jusqu'à Bukharest, capitale de la Valaquie. 11 surprit le peu de troupes qui y restaient, fit l'hospodar prisonnier; et les Russes se trouvèrent sans aucun obstacle maîtres de ces deux provinces jusqu'au Danube.

Le gros des troupes rentra aussitôt en Pologne; et de forts détachements furent envoyés occuper de nouveau les postes importants, que la nécessité de voler au secours de leur armée les avait contraints d'abandonner.

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