HONORÉ DE BALZAC
Les deux lettres suivantes, que j'emprunte à la collection de M. le baron de Girardot, n'ont point été imprimées dans la correspondance publiée chez M. Calmann Lévy (i). Toutes deux sont adressées à une amie dévouée, Madame Zulma Carraud, dont le mari, commandant d'artillerie, venait de quitter la direction des études à P Ecole militaire de Saint-Cyr pour le poste d'inspecteur de la poudrerie d'Angoulême (2).
La première fut écrite, de Paris, à la fin de décembre i83i, alors que Balzac revenait d'un voyage à Ângoulême. En voici le texte :
Oh ! votre lettre m'a réchauffé le cœur et Tâme. Que c'est une bonne chose que d'être aimé ! Je vous prouverai d'ici à quinze jours que je me suis occupé des bons jours d' Angoulême. Je vous enverrai ma relation du voyage que fat fait à Java pendant mon séjour à la poudrerie (3). Il y a un exemplaire pour le bon M. G. D. Besançon (4), dont je n'ai pas voulu citer le nom sans savoir si mes fervens
(i) Correspondance d'Honoré de Balzac (i8i9-i85o), tome XXIV de ses Œuvres complètes ; Paris, Calmann Lévy^ 1876, in-8.
(2) Madame Zulma Carraud avait été Tamie d*enfance de Madame Laure de Surville, sœur de Balzac. Celui-ci, dès 1828, entretint avec elle une correspondance suivie. Il lui dédia la Maison Nucingen, (Cf. Correspondance de Bal^aCy p. 53, note.)
(3) Le Voyage de Paris à Java fut publié dans la Revue de Paris en novembre i832. (Cf. ÎJistoire des Œuvres de Ba^ac pair Ch. de Lovenjoul ; Paris, Calmann Lévy, 1879, in-8, p. 242.)
(4) M. Grand-Besançon, commissaire des poudres à Ângoulême.