JEAN SANS PEUR, DUC DE BOURGOGNE
demouré et séjourné pour lesdictes causes dès le vi® jour de ce présent mois jusques au xiiii® jour d'icellui ensuivant, comme par certification d'iceulx maistres de nostredit hostel, escripte ledit xiiii® jour de ce présent mois, peut apparoir, cinq jours qu'il vacqua à venir et autres cinq jours qu'il mectra à soy en aller, où sont comprinsdix huit jours entiers; savoir vous faisons que, pour chascun desdiz jours, audit Perrenot Quinot avons tauxé et tauxons par ces présentes, oultre et par dessus tous gaiges ordinaires ou pensions quelconques qu'il ait et prengne de nous, ung franc, qui montent ensemble à la somme de dix huit frans. Si vous mandons alouer ès-comptes et rabatre de l^t recepte dudit Perrenot Quinot icelle somme de xvni frans, par raportant avec ces présentes ladicte certiffication seulement, sans aucun contredit ou difficulté, non obstant quelconques ordonnances, inandemens ou défenses à ce contraires. Donné à Paris le xxiii* jour d'avril l'an de grâce mil cccc et dix.
Par Monseigneur le Duc à vostre relation
J. DE Sauls.
Ce curieux document m'a été gracieusement communiqué par M. Antonin Voisin, qui le conserve dans sa collection beaunoise.
en 1884
Les bals masqués ont été, depuis le commencement de ce siècle, un des amusements favoris des Parisiens. Pas de carnaval sans déguisement, et le carnaval, qui s'en va mourant d'année en année, était jadis une des prérogatives populaires dont on usait le plus. Après la révolution de i83o, le droit de donner des bals masqués, qui n^avait appartenu jusqu'alors qu'à quatre théâtres, l'Opéra, l'Odéon, la Portç-Saint-Martin et le Cirque, fut étendu à un certain nombre d'autres. Seulement l'autorité se réserva de fixer les dates d'ouverture des bals. En 1834, le préfet de police autorisa cinq erands théâtres à donner, dès le 5 janvier, des bals masqués, et il recula, pour le théâtre de l'Âmbigu-Comique et les théâtres du boulevard du Temple, où le public était plus mêlé et la surveillance plus difficile, l'ouverture de ces bals jusqu'au 2 février. Le directeur du théâtre de l'Ambigu-Comique, mécontent de cette décision, fit afficher dans Paris un placard portant cette phrase : Il ne plaît pas à la Police de laisser danser avant le 2 février au théâtre de l'Ambigu-Comique.. Le préfet de police, Gisquet, attaqué si ouvertement, ne se laissa pas intimider et répondit au placard par la défense formelle au directeur de l'Ambigu de donner désormais des bals masqués dans son théâtre. Il informa de cet incident le ministre du commerce et des travaux publics par sa lettre du 1 6 janvier.
PRÉFECTURE Pans, le 16 janvier 1834.