ÉGLISE SAINT-JACQUES DES ESPAGNOLS
Un portrait de Jacques Foys Montoja, fait par le Bernin quand il était tout jeune. Le marbre est si merveilleusement traité qu’on dirait la chair elle-même ; la lèvre d'en haut, cou-
1. Je ne suis sûr ni de la lecture, ni de la traduction de ces paroles. 2. Reynolds écrit quatorze. Je ne laisse pas de croire ce renseignement pris de Richardson {t. III, p. 108).
verte par la moustache, a tout le léger de la nature. Le visage est maigre et mince, mais il y a un grand feu dans le regard. Certainement ceci ne le cède en rien au meilleur goût de l’antique, au moins je n'en connais aucun qui l’égale à mon sentiment. On le trouvait si ressemblant (et vraiment au puissant caractère de nature qu’il a, on se persuade aisément qu’il a ressemblé), que ceux qui connaissaient le personnage disaient que c'était Montoja pétrifié.
Il y a aussi dans la sacristie deux têtes par le même maitre ; l’une représentant une Ame bienheureuse, et l’autre une Ame damnée. Merveilleuses pour l'expression aussi bien que pour l'exécution et le traitement du marbre.