MALINES
on ne voit pas comment le chien a pu avoir cet os, car il n’y a poini de viande sur la table, mais le nom de cène ou de repas a suffi à Rubens, qui a toujours aimé à introduire les animaux dans ses ouvrages. Il y a une estampe de ce tableau par Bolswert. L
D'un côté esi un petit tableau du Christ lavant les pieds des Disciples, et de l’autre un tableau de même taille de l’Entrée à Jérusalem, aussi de Rubens. Tous les deux sont bien composés, il m'a semblé que c'était tout leur mérite.
Il y a une circonstance de l’histoire de ce tableau qui mérite d’être rapportée, pour l'ouverture qu’elle donne sur la manière dont Rubens procédait dans ses grands ouvrages. Celui quiavait commandé ce tableau et qui était de Malines, voulut, pour éviter les accidents de transport, qu’il fût peint dans cette ville : à quoi Rubens consentit aisément, Steen, sa maison de campagne, étant tout proche de Malines. Rubens ayant terminé son esquisse en couleur, la donna selon sa coutume, à un de ses élèves (Van Egmont), qu’il envoya à Malines, pour faire d'après cette esquisse le couler du grand.tableau. L’acquéreur voyant cela, se plaignit qu'ayant commandé un tableau de la main du maître, on le fit faire par l'élève. Il arrêta.celuici dans son travail. Mais Rubens lui prouva bientôt que telle était sa méthode ordinaire, et que ce tableau serait aussi complètement son ouvrage que s’il l'avait fait à lui tout seul. L'autre se rendit à ses raisons et Rubens termina le tableau, où Je n'ai pas vu la moindre trace de négligence dans aucune de ses parties. Au contraire je suis persuadé que dans son neuf ç’a été un de ses meilleurs ouvrages, quoique ceux qui connaissent l’anecdote prétendent que l’infériorité de Van Egmont percent à travers les touches de Rubens.
LES RÉCOLLETS
VANDyoKk. — Le maitre-autel de l’église des Récollets a le Christ en croix entre les deux Larrons, de Vandyck‘. Ceci est