‹ Reynolds, discours sur la PeintureChapitre 259 sur 302 · Maintenant au musée de la ville, n° 403 du catalogue · texte numérisé non relu

Maintenant au musée de la ville, n° 403 du catalogue

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l'effet des couleurs, ceci ne le cède à aucun autre ouvrage de Rubens, et les caractères sont plus beaux que cela n’est ordinaire chez lui.

Un peintre qui veut devenir bon coloriste et apprendre l’art des brillants effets, aura dans ce tableau un aussi digne sujet d’étude que pas un des tableaux qui sont à Anvers. Il est aussi brillant que si le soleil y donnait. Il y a deux gravures de ce

tableau, l’une de P. Pontius, l’autre de Rem. Eynhoudts. La

seconde a plus de l’effet de la peinture.

Van HEMESSEN. — Le Jugement dernier, par Van Hemessen. Il n’a pas d'effet, cela vient de ce que les figures ne sont point groupées, et de ce que la lumière est répandue également par tout le tableau. Sur les volets sont des portraits : d’un côté le père avec quatre fils, de l’autre la mère avec dix filles, et une grande figure de femme avec un glaive, probablement sainte Catherine. La mère a un aïr de satisfaction et beaucoup de

naturel d'expression ; toutes Les figures sont belles et admira-

blement dessinées ; mais la manière est très sèche comme d’Holbein. L'ancienne école gothique réussit bien mieux dans le portrait que dans l’histoire. La raison en est évidente : l’imi-

tation fidèle de ce qu’on voit fait un pauvre tableau d’histoire

et fait un excellent portrait,

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