‹ Reynolds, discours sur la PeintureChapitre 260 sur 302 · ACADÉMIE DE PEINTURE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE DE PEINTURE

RuBens. — Nous trouvâmes une Sainte Famille de Rubens‘,

qui est loin d’être un de ses meilleurs ouvrages. C’est celle

dans laquelle on voit un perroquet perché sur un piédestal et qui mord des bourgeons de vigne. Je ne sais par quel événement ce tableau est arrivé ici; car on a peine à le regarder comme un modèle pour des élèves, quoiqu'il ne soit pas plus mauvais, je l'avoue, que plusieurs autres productions de Rubens éparses dans le monde. Tout son mérite est un bon ton de couleur. Ce n’est pas par de pareils tableaux que Rubens a

gagné sa réputation. Une gravure par Bolswert.

1. La Vierge au Perroquet, maintenant au musée de la ville, n° 312 du catalogue.

VANDYCK, FRANK-FLORE, QuenTIN Massys, OrHo VÉNIUSs, Jor- DAENS, SCHUT. — On trouve ici un bon portrait de prêtre par Vandyck, et les portraits de Frank-Flore et de Quentin Massys, par eux-mêmes. [l y a aussi quelques tableaux ordinaires d’Otho Vénius, de Jordaens, de Schut et d’autres peintres moins considérables ‘. Ainsi l’Académie mérite peu qu’on y aille pour les productions de l’art. On montre ici le siège de Rubens ?, avec son nom inscrit.

Les cabinets d'Anvers font petite figure auprès de ce qu’on trouve dans les églises. Ceux de MM. Peters et Dasch sont les deux plus considérables.

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