DE LA NATURE DU GÉNIE EN PEINTURE
Messieurs,
Il n’y a pas d’artiste qui ne se trouve dignement loué, si on lui reconnaît du génie. Aussi longtemps que cette qualité flatteuse sera jointe à son nom, il supportera avec patience tous les reproches de négligence, d’incorrection ou de quelque défaut que ce soit.
Il s’en faut bien en effet que le génie suppose l’absence de
tout défaut. Au contraire beaucoup tiennent qu’il ne va pas
tence sur la rencontre de certaines fautes. ne . Ilest certain qu’un ouvrage peut mériter le nom d'ouvrage
| de génie, quoique beaucoup de défauts s’y rencontrent ; il n’est | pas moins certain qu’il peut être sans défaut et n’en être pas
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sans cela, et il y en a qui vont jusqu’à rechercher une indication dans les défauts qui l’accompagnent, qui non seulement les excusent en faveur du génie, mais qui présument son exis-
moins privé de toute étincelle de génie. De Ià vient natu-
| rellement la question, ou tout au moins le désir de la poser :
savoir quelles sont les qualités, dans l’ouvrage ou dans l’ou-
vrier, qui méritent à un peintre le nom d’homme de génie. J'ai tâché de vous inculquer dans un de mes précédents dis-
cours, comme un précepte absolument certain, qu’une con-
naissance approfondie et raisonnée ce la nature est LEE |
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