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190 ONZIÈME DISCOURS ‘#0 de grandes distinctions de caractère, qui s’impriment forte- «à ;
ment dans les sens et par suite fixent l'imagination. Ces distinctions ne sont pas du tout, comme quelques-uns le croient, une somme de toutes les petites différences de détail, et jamais ï un pareil détail accumulé ne réussirait à les former. De.
Le détail des petites différences qui ne soutiennent pas le
caractère principal est plus qu'inutile, il est nuisible, parce qu'il dissipe l'attention et la retire du point principal. On peut … remarquer que l'impression que laissent dans notre esprit +7 + même les choses qui nous sont familières, n’est ordinairement “x eve
rien de plus que leur effet général, au delà duquel nous ne cherchons rien quand il s’agit de les reconnaître. Exprimer cela en peinture, c'est exprimer ce quiest conforme et naturel à . … * l'esprit de l’homme, et ce qui détermine par voie de réflexion sa manière de concevoir. Ajouter davantage suppose le raflinement et la recherche, qui ne sont Le partage que des curieux, Le Ce n’est donc pas s’adresser au sens de toute l’espèce, c est parler autre chose que le commun langage, autre chose que la langue maternelle, si j'ose dire, à laquelle tout ce qu'il ya -de grand et de compréhensif doit emprunter son expression. - Mon intention n’est pas de prescrire le degré d’attention é qu’il faut donner aux moindres PAFHESS ; il serait difficile de le 4 Le F4 faire. Mais il est sûr que ce n’est qu’en exprimant l’effet géné- £hA ral du tout, qu'on peut donner aux objets leur caractère vrai et frappant ; et toutes les fois que cela est observé, quelque autre chose que l'artiste ait négligée, on reconnaît la main d’un 2°
{ maître. On peut même aller plus loin et dire que, quand l'effet Fa
: 24% [7 général tout seul est rendu par une main habile, l'objet se pré- 0 a 2 À È V l ï ré | | AR sente plus-xivement à nous qu'il ne, saurait le faire par lee 7. 2 Arr NË moyen de la plus minutieuse exactitude. {#3 fs fu fe é
Ces observations pourraient nous conduire à des bo éd tions profondes, que mon intention n’est pas d'aborder. Entre + Ja — autres choses, on pourrait demander pourquoi nous ne pre- {44 nons pas toujours plaisir à la ressemblance parfaite de l’objet. ;.. Il y a des cas où cette ressemblance peut même être désa- + Re FE :
réable. Il suffit d'observer pour en avoir la preuve le mauvais effet des eue de cire, ARMES as y soit certaine. 4
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. 00 :SUR LA PEINTURE 10 | ment plus exacte que celle qu’on réalise en peinture et sculpture. Le plaisir qu’on prend à limitation n’augmente donc pas à proportion qu'elle nous présente un plus grand détail des choses. Tout au contraire, ce qui nous plaît, c’est de voir l'effet obtenu par des moyens qui semblent n'y pas devoir
r: suffire.
1 Le . Représenter les saillies par un relief véritable, exprimer la
{1 LS NE morbidesse des chairs par la douceur de surface de la cire, : : 28 sé semble grossier et dénué d'artifice et ne cause aucune sur- | 1 AT, | prise agréable. Mais donner sur un plan le sentiment des dis- Pr SA Le ances, imiter la mollesse avec des substances dures, donner QT / l'illusion de la couleur des objets au moyen de matières qui, : — prises séparément, n’ont pas cette couleur, voilà ce qui cause “ | cet enchantement dont l’art compose son triomphe. É 2. Poussons un peu ce principe. Supposé qu’on obtienné
LR FRETE 4 limitation parfaite par des moyens encore plus simples, sup- :
D = posé qu’au moyen d’un petit nombre de traits choisis, que ( par l'emploi judicieux de peu de matière et d’un effort réduit, on réalise l’impression complète de tout ce que l'esprit demande dans un objet, nous serons enchantés au spectacle de cette réussite d'exécution, et nous commencerons à trouver ennuyeux le surcroît bon de jequeh d’autres prétendront nous satisfaire. se #72 | | |
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4 clair-obseur la solidité.
#7" L'artiste ne saurait parvenir à
. tine inventé par hasard, mais l’effet d’une science approfondie AA fins et des moyens, qui s'arrête au chemin plus court, au
mieux approprié et au plus certain.
Relativement à la peinture, 46 objets ne consistent qu ’enft À trois choses : Le dessin, le coloris et le clair-obscur. Le des-Ë* Fi sin donne la forme, le coloris Sabu la qualité visible, et le +
la oi dans, ces trois | choses, s'il n'a pas l’habitude de regarder les objets en grand hufet d'observer l’effet qu’ils font sur l'œil quand il est dilaté et. (occupé du tout, sans faire attention. aux parties, C’est par là. j- Pal on obtient le caractère dominant des choses, et qu’on. Las pires à les imiter de la manière la plus courte et la plus : : “adroite. Par adresse j je n’entends pas ici quelque trait de rou
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