‹ Rhétorique franc̜aise, composée pour l'instruction de la jeunesseChapitre 34 sur 40 · BHÈTO&fQT^B · texte numérisé non relu

BHÈTO&fQT^B

Lee iUrnivehles Traitée dô la lôiôitksêe p i do l'nn^^tU, > du -Ul natkire ides JHeusg\^'fa^ Ctcéraii, mUA ea Diaiiiguefi.

Le dèrkuer dét^se» «cnikyrages a été ti*ailiiît par Tabbé d*OUveU

.'* 'FéinélMi)di fAidé^ DùtloguesiAur této^ quenee, où tout eai sagement pensée exprimé avec. la plus beUè sin^lioké, êtrtfmené.à Tinstmictiou* SeêJÔiaéoçues de$ Morts 'sont pleins de jBi^sÀeet d enjouement» Le mêim] éloge est bien dû aux\2)û^ logues des Morts, par FontenelU. Touis oes ourrages sont diUxtelleièA modèks^ de dialogua^ oratoire.

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JuE , divertissement du lecteur^, jqut (m

Tit0mancier habile semble se proposer

powbut, n'e$t qu^une fin subordonnée

à t^ principale , qui est l'instruction de

tesprit ef[la correction.'desrnœurs* Telle

est l'importante yérité que nous apprend

le savant \tfue^, évêque d^Avranches ».

dans son Traité de l'origine de^ ro*

mans. Ce serait donc une erreur^ et une

bien funiçste erreur , de croira que le

roman e$i un récit de diverses aventures »

imaginées seulement pour amuser. La fin que l'écrivain doit s'y proposer, est d'instruire sous le Toile de la fiction; de polir l'esprit et de former le cœur , en présentant un tableau de la vie bu* piame. Censurer les ridicules et les vices; montrer le triste efiet des passions désordonnées; s'attacher toujours à inspirer I^mour de la vertu , et faire sentir qu'elle seule est digne de nos hommages , qu'elle seule est la source de notre bonheur; tel ^est le principal devoir du romancier. Ce n'est qu'en le remplissant » qu'il peut faire un ouvrage qui tourne à sa propre gloire»

et à l'avantage des mœurs et de la société. " .

Il s'agit d'abord d'inventer des événémens qui soient peu ordinaires , mais vraisemblables ; qui intéressent , attachent le lecteur, et, qui aniènent des Îeintures vraies du cœur humain , des ivers* mouvemens qui l'agitent; lët des différentes passions qui le tyrannisent dans les différentes xirçonstahtes de la vie. Il feut que rien ne languisse' dans le récit ^e ces événemens; que l'action marche avec rapidité; que le style vi^f et plein de chaleur /échauffe toujours de

1>lus en plus l'imagination et l'ârne dM ecteur; que les situations des persoixnages n'aient rien de > forcé i"que> iéurs caractères particuliers seiéiit bien màr-< qués, parfaitement soutenus jusqu'à la fin;

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et que le dénouement , amené netarelle* menl par degrés , sott tiré du seul fond des événeinens.

Il e6t permis de rompre le fil du récit de la principale actiofi par des incidens ,

Iui ne sont autre chose que des évéoemens; es circonslancesparticuHères. Mais il faut que ces inckieos soient vraisemblables; «u 'ils tiennent par quelque cbose au sujet; qu'ils piquent assez la curiosité ^ et offrent assez d'intérêt pour dédommager le lecteur de l'impatience qu'il a de roir la fin des aventures.

Je ne m'étendrai pas d'avantage sur les règles du roman > parce qu'on pourra y appliquer celles du poëme épique. Mais je ne saurais trop rép>èter que le romancier doit toujours présenter la vertu sous des couleurs favorables et attrapantes ,1a faire respecter , la faire aimer dans le sein m^e des plus affreux malfaears et >des |>lus huéiitiantes disgrâces; qu'il doit •peindre iei vice sous les couleurs tes plus novres^'iptiiôs plus propres à inspirelrroot** reur qu'il mérite , fôt-il monté au faite des honneurs , et parvenu au xîombie de la ^his brillante prospérité. Tout écrivain qui s'écarte de ce principe, n'est àizne ni du iftem d'honhéte homme , ni de celui de bon

^ eroîranis hors dlb propos de remonter ici à la première wigibe des romans» sur laquelle nous avons un très-bon ouvrage

4e Tanteur que j'ai'déjlicit^ Il me parait de même, ^sezitiutUe d^f^ire eoni^fiiçe ceux que le^ Grecs jious opt lî9ij^sés« Je JBûi^ borôeraî doac à dirQij^ueA FrajQce les roiftaBs.. prirent naissaocie avec la ^Jieyalerie^ soas le règiie de Gharle^OBagii^. Nù^ auteurs montrèreatj diirant plusieurs siècles , une espèce d'émulati<Hi , pour ifélâ>rer la brli^oore etj^ générosité des cfaeiraliersf<çtuj icQurai^iit le monde daiis kl .Tuè de redresser U» torts s. c'est~à~ ^dire, pour défendre TboûBeur, la justice » la TeuTe ^ Forphelin et les dame$.

Les productions romanesques^de ce* écrîyàins surasiiésne respirent que la v^rtu.

Elles offrent » il, est vrai « un mélange bizarre de masie , d'encbantem^ns , et de &ils ii^iisûtabies qui ac son4'pt|is ^uère de jDiotrè goàt. Mai)» eUe^ a4>ftis rappellent les Bi<eurs4le l'ancienne cbevjaleriç; et c'est ce qui nous ies fait lire avec plaisir e^ avec intérêt. Tels soiii^ deux envisages char- •maos <i{ii4 p«d)lté6 le comte de Tressan; «ne Trr€^u^wn libre d'Amadis de Gaule, et un Corps à* extraits de ra- ^nétns é^ iAevahri^\

Vers la jfia du seistèime «îècle , d'Vrfé filènaa» daifesson Astrée^^ime nouvelle forme au roman. Il feignit que, du itemps de . nos premiers rois , une troupe de bergers et de bergères habitaient dans lè Férea » sur.les bord^ de la rivière du Li^ttii , et y igoûtaîe^t Jef plaisirs pur»

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4|ue proeupeat la vie champêtre et les travaux rustiques. Mais l'amour ne tarda pas k troubler leur repos i et produisit parmi eux des évéuemens eonsîdéraUes qu'il décrit dans son roman. On dit que aVrfé a voulu , sous cette image » présenter un tableau des intri^es de la cour de Henri VI.

Il serait trop long et même superflu de (aire connaître ici tous les booft romans qui ont été écrits en français depuis YAêtrée* Ceux qu'on met au nombre des meilleurs» sont Zaïde et la Princesse de C lèves f par madame de LafuyeUei faits arec goût » écrits ayec décence , et trèspropres à entretenir dans les cœurs Tamour de la yertu.

hés Mémoires d^un homme de qualité, te Doyen de KiUerine, et autres de Fabbé Prévost f pleins des situations les plus attendrissantes ou les plus terribles » et qui décèlent Fimaginationla plus féconde; mais où quelquefois les événemens ne s'accordent pas assez avec la yraisem»

blance:

Gilblas y le Diable boiteux, 6t autres de le Sage : ils offrent un tableau de tous les états de la vie , le portrait ou la satire du monde:

Le Paysan parvenu de Marivauai ; très-plaisant. '

Je me bdrne à ceux-là » sans parler da ceux qui ont été traduits des langues

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étrangères , quoiqu'il y en ait beaucoup qui peuvent également être lus sans danger. Mais on fera mi«ux de les lire tard.

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