‹ Rhodésie et TransvaalChapitre 1 sur 63 · el sur les habitants : je n'ai pus voulu m'occuper ici · texte numérisé non relu

el sur les habitants : je n'ai pus voulu m'occuper ici

du jjoiîît de vue économique^ que j'ai traité ailleurs

en même temps que les questions minières et mctal-

luryiques (1).

// me semble que la connaissance des liouunes et de la nature même d'une contrée a une importance réelle: it faut aimer un pays jwur s'y coîisacrer et vouloir y faire une œuvre utile. Si l'Afrique australe n'ajjas la beauté de nos Jjuys du Nord, elle a pourtant des régions intéressantes qui méritent d'être connues et qui ont un charme particulier. Jai yoùlé ce charme parfois j et je serais heureux de le faire res-

(l) Les mines de l'Afrique australe, pur A. Boiidealx. L'u volume. Cil. UumoJ, éditeur.

sentir à ceux qui ne peuvent venir chez les Doers et chez les A/ri Lan tiers.

Mais il y a autre chose que du charme dans les paysages africains : ils ocrent un but à poursuivre^ bien digèrent de ceux qui nous agitent dans nos vieux pays d'Europe. Lorsqu'il s'agit de contrées où le sf>l est richCj les eaux abondantes^ le climat admirable , coînme en bien des parties de l'Afrique australe, ces pays veulent qu'on les fasse connaître. Il y en a d'autres, comme le Canada et la Sibérie, qui sollicitent aussi notre attention, et qui conviennent peutêtre mieux à nos aptitudes et à notre nature ; mais l'Afrique du Sud a son soleil et son beau climat. Si elle est fort en retard au point de vue agricole, c'est que certaines régions sont à peine connues, et que les autres sont, depuis plusieurs années, soumises à des plaies de toute sorte : sécheresse prolongée, sauterelles, peste bovine ; mais on peut surmonter tout cela : n'a-t-on pas d'ailleurs à lutter contre le froid et les intempéries ?

Quant à l'œuvre de l'ingénieur, Vêtude géologiqur d'un pays et, par suite, la connaissance de ses res sources minières et industrielles, elle ne peut (,ue gagner à être accompagnée de la vie pittoresque des choses, qui fait mieux découvrir leur détail; et, en revanche, combien souvent ces points de vue n'ajoutent-ik pas d'intérêt à Vétude attentive aes paysages ?

En décrivnnt les luttes et les travaux accomplis par les pionniers de V Afrique australe, et en faisant connaître la nature du pays auquel ils ont consacré tous leurs efforts, il me semble servir aussi l'œuvre de sa colonisation ; et cette idée m'a encouragé à soumettre au jmblic des pages qui n'étaient à V origine écrites que pour un cercle de famille. Je voudrais ainsi intéresser ceux qui, prenant une voie souvent pénible, mais souvent aussi hautement récompensée, vont se créer au loin une nouvelle patrie, où, quils la choisissent, tout en restant fidèles de cœur à leur vieille patrie française.

Juillet 1898.

Albert Bordeaux.

RHOOÉSiE ET TRAK^SVAAL

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