II. — Le district de Lydenhurg
Nous avons décrit ailleurs l'histoire des alluvions aurifères de ce district, l'un des plus pittoresques et des plus riches du Transvaal, avec ses rivières et sa végétation ; il est donc inutile d'insister sur la description des alluvions de Pilgrim's Rest, de Mac Mac, de Spilzkop, etc., que l'on n'exploite guère qu'avec quelques mouitors hydrauliques.
Ce n'est que récemment que les véritables filons aurifères ont été mis à jour, et ils commencent seulement à être exploités en grand, et suivant une méthode tout à fait industrielle. Ces filons ont une allure tout à fait spéciale et sont, à plusieurs points de vue, une exception presque aussi remarquable que les reefs du Rand. Ce sont des couches de quartz intercalées dans des assises de calcaires dolomitiques; on a bien trouvé quelques quartz dans les schistes, mais les seules riches découvertes ont été faites dans la dolomie. Cette formation dolomitique s'étend surplus de cent kilomètres en ligne droite, du counuent de la Blyde avec l'Ohrigstad River jusqu'au Devil's Kantoor, au sud du Cro-
codile River et de la voie ferrée de Delagoa-Bay, et sur toute cette étendue on a découvert des quartz plus ou moins riches en or. On a même reconnu la Dolomie plus au nord dans le Zoutspansberg, et plus au sud, dans le Zoulouland. Ces champs aurifères ont donc une étendue comparable à celle des conglomérats aurifères qui ont été reconnus dans une très grande partie du Transvaal.
Jusqu'à présent il n'y a cependant que deux compagnies qui exploitent avec succès les reefs de la dolomie : ce sont Glynn's Lydenburg et les Transvaal Gold Mining Estâtes, mais cette dernière Compagnie exploite plusieurs groupes de mines répandues sur un territoire immense. On peut citer aussi Lisbon-Berlin avec Fraukfort, puis Graskop, Spitzkop, et le Kantoor avec les mines Barett et Coetzcstroem.
Eu partant du nord, les premières mines que nous rencontrons sont celles de Belvédère et Wakkersdal, encore à peine ouvertes. Viennent ensuite Lisbon- Berlin et Fraukfort, près des champs d'alluvions aurifères de Waterfal et de Rotonda ; l'on y exploite très économiquement un reef de quartz pauvre, mais régulier et d'une assez grande étendue. Les GoldBelds of Lydenburg, et d'autres grandes compagnies, possèdent de nombreuses fermes dans cette région.
A Pilgrim's Rest se trouvent les mines les plus nombreuses et les plus riches^ appartenant aux Trans-
vaal Gold Miuing Eslates: Mcw Clevver, Juhilec, Thêta, Khi, lîcla, Ophir, GrootfouJcin, etc. On a construit une batterie centrale avec usine de chloruration, chemins de fer électriques, clc; c'est hï une entreprise minière tout à fait comparable aux plus riches mines du Rand; le minerai est riche, et les reefs sont très étendus; peut-être même s'agit-il partout du même rcef, reconnu surtout lorsqu'il affleure dans les ravins.
Dans la vallée de Mac Mac, on travaille à Graskop un reef pauvre, mais pouvant donner des résultats à cause de la méthode économique de l'exploiter à ciel ouvert. A Glyun, sur la Sabi, on a rencontré un reef beaucoup plus riche, et dont l'exploilaliou sera la plus rémunératrice de tout le district de Lydenburg, à cause du peu de frais qu'ont nécessité les recherches et les travaux de développement. A Spitzkop, on retombe sur un reef pauvre, comme ceux de Graskop et de Fraukfort, mais qui paraît exploitable économiquement.
Plus au sud, à Nelspruit, sur la Sabi, on a mis à jour récemment un reef qui paraît riche.
Enfin au Devil's Kantoor, à lîarrets-Berlin, on travaille depuis plusieurs années des reefs pauvres, mais faciles à exploiter. Cette affaire est une des seules qui aient déjà distribué des dividendes dans le district de Lydenburg.
Mais, nous devons y insister, ce district est encore à
peine connu et renferme probablement des richesses à peine soupçonnées. Il faudrait y faire des recherches méthodiques et plus complètes. Aucune raison ne s'oppose à la possibilité de mettre à jour des zones aurifères aussi riches que celles qui ont déjà été découvertes, tout en remarquant que toutes celles-ci ont été trouvées au voisinage d'alluvions aurifères.