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IV. — Le Murchison Range et le Zoutpansberg Malmani, etc

Dans le Zoutpansberg, on a exploité des filous aurifères en trois endroits principaux : le Murchison Range, le Letaba, et Marabastad. Les villes principales de cette région sont Leydsdorp, Pietersburg et Marabastad. Le moyen le plus facile de s'y rendre de Pretoria est de prendre le coach de Pietersburg Leydsdorp, qui fait ce service trois fois par semaine.

Les petites chaînes de collines du Murchison Range font partie du bas pays ou low country^ en généra! malsain et fiévreux, habité par le gros gibier et infesté par la mouche tsétsé, qui est mortelle pour les bestiaux. Les plaines y sont couvertes de bush, broussailles et hautes herbes, et il n'y a pas d'eau de surface

pendant la saison sèche; ailleurs les marais, au voisinage des rivières, sont une source de fièvres qui ont fait de nombreuses victimes, notamment lors de la construction du chemin de fer de Silati. La culture et un drainage méthodique sont indispensables pour rendre ces régions saines et habitables.

Les veines aurifères sont des quartz en iutercalations lenticulaires dans les assises schisteuses, comme dans une partie de la région de Moodie's ; on peut les suivre sur de grandes longueurs, dont les deux principales sont le Silati ou Murchison Range et Letaba.

Au Murchison Range, il y a plusieurs filons parallèles, dont les plus au nord renferment de l'antimoine en même temps que de l'or; les mines principales sont : Gravelotte, la France, Caledonian, Blue Jacket, Silati, Sulherland. Cette dernière a seule été exploitée régulièrement quelque temps, et sa teneur est très rapidement tombée, à faible profondeur.

Au Petit Letaba, la mine New Birthday a également été en activité quelques années. Les autres mines, Ellerton, Letaba, comme celles de Marabastad, Ersteling, etc., n'ont jamais donné de résultats encourageant l'inslallation d'une industrie durable.

Il existe très peu d'alluvions aurifères dans le Zoutpansberg, sans doute à cause des effets considérables de dénudation et d'érosion qui ont affecté toute cette région. En outre, ces alluvions sont très pauvres.

Le Zoutpansberg a produit en tout pour six millions d'or environ. Cette région ne paraît guère offrir d'avenir à l'industrie aurifère : partout où existent des reefs puissants et riches, ils se manifestent aux premiers arrivants par de sûrs indices, comme cela a été le cas pour la Sheba et les plus riches mines du Rand, les premières ouvertes. Nous allons voir que les vieux travaux du Charterland semblent indiquer, au contraire, que l'on a exploité là, en quelques points du moins, des gisements aurifères d'une assez grande étendue.

Avant de quitter le Transvaal, il faut citer les champs d'or de Malmani ou Ottoshop, dans le district de Rustenberg; l'on y a trouvé quelques veines de quartz sans consistance, dans le calcaire dolomitique, qui est en outre très perméable et forme un niveau d'inGltrations aquifères dangereuses pour les travaux souterrains.

Il n'est pour ainsi dire pas de district au Transvaal où l'on n'ait trouvé des traces de gisements aurifères : Vryheid, Bloemhof, Carolina, Blaauwbank, etc. Dans les pays voisins, Zoulouland, Etat d'Orange, Griqualand, etc., on a fait aussi divers essais sur des quartz et des conglomérats, mais sans succès jusqu'à présent. Au Cap même, une Compagnie a essayé d'exploiter les Knysna Goldfields sur la côte, dans la baie de Knysna, mais elle n'a pas réussi à prouver l'existence d'un

gisement de valeur, non plus que les Herbert Goldfields, près de Kimberley.

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