CHAPITRE V
LA VALLÉE DE MAOÉ AU MASHONALAND.
C'est donc avec M. deP... que nous allons faire cette exploration : nous sommes trois Français, notre guide et deux nègres : il y a place pour deux sur la grande toile suspendue du wagon, et le lit de camp, qui est étroit, suffit pour la troisième. C'est une curieuse chambre à coucher, le soir, que Tintérieur du wagon : une lampe suspendue au milieu éclaire les quantités d'objets entassés dans cet étroit espace, et c'est le dernier couché qui l'éteint. Au bout de quelques jours, nous avons appris à chercher le confortable, et nous finissons par nous installer comme dans des lits véritables.
De même pour nos repas en plein air, nous avons acquis cette fois une table, des chaises pliantes, un service d'ustensiles en métal plus complet; si nous étions destinés à vivre longtemps au Mashonaland, je crois que nous finirions par nous y mettre aussi à l'aise
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que chez dous, on en preod Thabitude. Nous savons mieux choisir nos boites de conserves, et surtout mieux les utiliser : ce sont de véritables ragoûts que nous obtenons dans la marmite en y précipitant dans Tcau bouillante différentes espèces de conserves assorties : quelques-uns cependant, qui sont de notre invention, sont moins réussis. Mais une chose qui est toujours excellente, c'est le riz, et le riz mashona est vraiment fin et délicat. Le thé est notre seule boisson, le vin est très rare, et d^ailleurs il serait échauffant dans ce climat et avec la vie active que nous menons. Une tasse de thé avec du lait concentré forme la boisson la plus agréable et la plus vivifiante que j'aie connue au Mashonaland. Mous avons joui de la plus parfaite sauté tout le temps de notre séjour, et nous le devons bien à notre régime en même temps qu'à l'activité que nous avons déployée : il fait cependant beaucoup plus chaud qu'à Salisbury, dans ces régions plus basses de Mazoc ou de Lo Mogundis, comme dans celles de rilmruli inférieur.
Nous passons notre première nuit au pied du cliàteau de P... Ce château, ou plutôt les huttes dont il sa compose, offre vraiment un certain confort, supérieur même aux baraques en tôle ou en briques de Salisbury, et il est situé au centre d'une ferme très considérable. Il y a 350 bœufs et vaches, je ne sais combien de moutons et de porcs, de chèvres, etc., etc., et enlin
vingt-quatre chiens de chasse et de garde et deux petits singes. La laiterie est étonnante de propreté; on y fait un beurre exquis qui serait primé en Angleterre.
Quant à l'habitation , elle est encore bien primitive, quand on la voit de près : elle est formée de trois huttes en bois couvertes en chaume, accolées sur le sommet de la colline, à côté des bois, et devant une cour que terminent les communs sur deux autres côtés : laiterie, étables, etc. L'une de ces huttes est la cuisine, celle de l'autre extrémité, la chambre à coucher; au milieu, le salon, salle à manger et un vestibule. Ce petit salon a Tair de quelque chose : une grande draperie à ramages s'élève en pointe jusqu'au sommet du cône qui forme le plafond de la hutte circulaire, et cela ressemble à une tente arabe : une grande table, uu divan et des chaises cannées avec des tapis en peau de panthère, de singe et de chat sauvage; aux piliers qui supportent le toit, des cornes d'antilope et de rhinocéros; tout cela est largement éclairé tout le tour à hauteur d*appui par de grandes ouvertures sur la campagne et les arbres à perte de vue, au pied de la colline : au loin, ce sont les belles croupes bleues du niont Hampden.
Après diner, le soir, les grandes baies du salon se ferment au moyen de toiles suspendues, et nous allons passer la nuit dans notre wagon.
Le mont Hampden. — Nous parcourons le lende-
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main la plaine longue de dix milles qui aboutit au mont Hampden : Tefiet que faisait de loin cette montagoe diminue rapidement avec la distance. Il ne domine pas laplaioede plus de 130 mètres, ses pentes sont boisées; j'aiais envie de le gravir, mais on me dit que c'est un repaire de lions, et de fait ceux-ci viennent de temps à autre enlever un bœuf ou un mouton chez M. de P... La rivière, le Gwibi, qui passe au pied des pentes, n'offre qu'un peu d'eau stagnante. Désormais nous ne voyagerons plus de jour, la chaleur fatigue trop les bœufs à mesure que -nous descendons du haut plateau : nous ne ferons que deux étapes, de grand matin et le soir.
En descendant vers le Mazoé, les forêts commencent, le sol se couvre de fleurs, on voit au loin des montagnes et des vallées. Une fleur étonnante surgit d'un oignon à fleur de terre : sur une forte lige s'épanouissent en formant une demi-sphère des centaines de tiges très fiues, longues de dix centimètres et terminées chacune par une petite fleur violette ou rose avec deux longs pistils. C'est un bouquet parfait; ou ne voit plus qu'une fleur formée de centaines d'autres.
Le Tattigora river. — Aux premières montagnes, c'est l'ancien camp de la misère, où M. de P. . . avec les pionniers a pasdé quatre mois de pluies ; tous ont eu les fièvres, et plusieurs sont morts depuis. Près de là coule l'eau fraîche et limpide du Tattigora, affluent du
Mazoé; nous y passons une nuit, près d'uue de ces fourmilières hautes de trois à quatre mètres si fréquentes au Mashonaland. Derrière ce même tas de fourmis, M. de P. . .fut désagréablement surpris,un soir, par un lion qui poussa tout à coup un rugissement assourdissant. Panique épouvantable, fuite dans le wagon, et le lion s'enfuit, effrayé lui aussi sans doute à la vue du foyer et des hommes qu'il ne croyait pas si près.
L'eau du Tattigora est glacée au matin ; c'est une joie de s'y baigner. Les jolies collines boisées se shccèdent. Nous dînons à l'ombre du maroula^ arbre dont le bois est si dur qu'il ébrèche les scies, et dont le fruit à noyau est très goûté des éléphants. Nous entendons pour la première fois le honeybird, oiseau à miel; il appelle l'homme pour le conduire aux nids d'abeiilos et enlever le miel, dans le but évidemment intéressé de faire chasser les abeilles, mais on le suit volontiers en voyant son manège ; il vole en chantant d'un arbre à l'autre et regardant par derrière si on le suit ; il insiste en saccadant son chant, s'il voit qu'on s'arrête.
Le Watacay. — La campagne est couverte d'orchidées, de glaïeuls, etc. : nous faisons des bouquets magnifiques. Les bords du Watacay sont fort pittoresques; il y a, en amont, une cascade de dix à douze mètres avec plusieurs bassins d'une eau transparente propice aux bains si frais au grand soleil. Dans les bois
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d'alentour, les chevreuils abondent; plus bas, dans les pools, il y a des crocodiles. C'est là la ferme de Mazoé, appartenant à M. de P... ; il y a encore des restes de huttes et de jardins. Une nuit, Mme de P... y a tué elle-même un lion qui devenait trop audacieux.
Certain soir, nous ne partons qu'à sept heures. La nuit est sans lune, et nous perdons le sentier de noirs que nous suivions, car depuis longtemps il n'y a plus de route; les hautes herbes s'inclinent sous l'avanttrain et sont broyées sous les roues du wagon, les bœufs y disparaissent en entier, la lanterne fait un curieux éclairage dans ces herbes et sous les voûtes d'arbres très espacés. Nos noirs reconnaissent où ils se sont égarés en se trouvant tout à coup au bord d'un très grand fourré impénétrable qu'ils savC'Ut être un refuge des lions. IVfous faisons un contour, et, vers onze heures du soir, nous retrouvons notre sentier; nos bœufs sont rendus aujourd'hui. Heureusement nous n'avons pas enlendu le plus lointain rugissement, grâce à un feu énorme de gros troncs d'arbres, un feu de château.
A un cours d'eau presque à sec, mais encaissé, nous avons, le lendemain matin, un nouveau retard; un des bœufs de tête s'embourbe, il faut le* dételer, on songera à lui plus tard; en voulant passer plus bas, c'est le chariot à son tour qui s'embourbe; il faudra toute la journée pour nous sortir de là, et avoir recours au
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cric pour soulever le wagon, aux haches pour couper (lu bois et construire un passage dans la vase. Et il fait uu soleil de plomb, des nuages presque opaques de sauterelles font seuls une ombre vague qui dure parfois plusieurs minutes.
Le Cormaputzie. — Plus loin, un autre soir, c'est la rivière Cormaputzie qu'il faut traverser; elle est très profondément encaissée, et les berges sont à peine entaillées, elles descendent à un angle inusité. Avec Taiidace des boys africains, notre guide réussit la descente et le passage de Teau plus vite que nous n'y pensions; mais à mi-chemin du talus opposé, il est impossible d'aller plus haut. Il faut dételer les bœufs, qui seront moins fatigués et auront plus de force demain matin. Le wagon reste dans une position à demi renversée, et nous couchons à la belle étoile. Le ciel est superbe, le vent est frais; la nuit, les deux chiens de M. de 4^... qu'il a emmenés répondent à un loup qui hurle à faible distance; je distingue l'ombre d'une hyène, mais elle n'ose approcher. Je domine le sol sur mes couvertures, mais M. de P... s'est enfoui dans un sillon qui l'enferme comme dans une tombe. Mal lui cil prend, car un de nos bœuTs, en errant autour de nous, vient presque tomber sur lui. Le ciel est tout noir et criblé d*étoiles qui ressortent comme suspendues en relief, mais l'horizon est plus clair et semble une vapeur qui sort de la brousse et des bois. Une pre-
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mière nuit de plein air, on ne dort guère, il y a trop d'air; mais on en prend vite Thabitude, et, plus tard, on ne peut supporter de dormir dans une chambre : Tair manque, on dirait qu'on étouffe.
L'eau du Cormaputzie est admirable de fraîcheur et de limpidité à Taurore. Bientôt nous trouvons une autre rivière un peu plus forte, le Wantzie, qui est aussi un affluent du Mazoé : les alluvions qui Tenvironnent sont aurifères, et les noirs les travaillent encore en ce moment. La région en amont, d'où viennent ces alluvions, est encore inexplorée, les indigènes n'aiment pas y conduire; c'est un de leurs refuges, et les prospecteurs ne croient pas qu'elle soit intéressante; les roches de l'entrée de ces vallées r.e sont que du granit, pourtant il faudrait peut-être les visiter.
Le Wataz HilL — Nous passons au pied du Wataz Hill, colline de granit en deux parties séparées par une selle où il y a une source. Les pentes sont comme polies par les érosions, et des blocs de granit s'en détachent. Les noirs cultivent ici des champs de maïs; ils ont un kraal sur le Wataz Hill.
Les forêts continuent toujours, les perdrix se lèvent sous nos pas, le gibier abonde, mais le pays est si intéressant, et aussi les histoires de M. deP... si captivantes, que nous sommes d'une rare maladresse pourchasser.
Au Saroui, jolie rivière dans un lit de roches entre des berges inclinées couvertes d'herbes vertes et de
beaux arbres, nous passons une nuit charmante. Mais le passage de la rivière est difficile; nous décidons, pour éviter un accident, d'aller à pied voir d'anciennes mines au mont Mapondera, à une dizaine de milles, nous reviendrons ensuite à notre wagon.
Le mont Mapondera , — Au matin (il est nuit quand nous partons), nous faisons fuir un petit singe. A Taurore, le mont Mapondera se dessine à Thorizon, dominant la plaine de deux cents mètres, mais il paraît bien plus haut de loin, car la plaine va en montantconstammcnt. Sa forme est tourmentée ; il y a plusieurs pitons séparés par des cols. Les flancs sont de granit poli par les pluies : au pied s'amoncellent les blocs de granit. Quand nous allons y arriver, un coup de fusil tiré sur une pintade fait enfuir vers le sommet de la montagne trente ou quarante singes dont plusieurs sont des babouius presque aussi gros que des hommes. Bientôt il en sort de tous côtés, courant le long des pentes à travers les broussailles et les arbustes ; nous leur envoyons, mais sans succès, quelques balles quand ils sortent des broussailles pour passer sur les granits. Tout près d'eux, il y a un kraal de noirs avec lesquels les singes vivent en bonne intelligence. Lorsque nous avons contourné le mont Mapondera, ils nous ont salués de cris qui avaient quelque chose d'humain, et ils nous jetaicut des pierres.
Les anciennes fouilles au delà du Mapondera parais-
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sent bien avoir eu une certaine importance, mais aucun travail sérieux n'a encore été fait pour les découvrir; il y a des quantités de pierres polies ou crucïbles au bord de la rivière le Luia ou Ruia,qui passe auprès des mines.
Les monts de VUmwurkwe. — Du haut du mont Mapondera on distingue le mont Darwin , oii Ton a récemment découvert des quartz aurifères, le mont Ikrré et le mont Maparo, qui se détachent de la chaîne des montagnes de TUmwurkwe. Au delà, c'est la plaine avec quelques autres élévations, comme le mont Gotha, où il y a encore, à Eurêka, d'anciennes mines d'or. Enfin commencent les grandes plaines du Zambèze.
Mais je n*ai point été jusque-là : j'ai seulement traversé plus tard, avec un autre Français, la chaîne de rUmwurkwe pour aller du Watacay visiter une ancienne mine d'or dans le district du Lo Mogundis,à Mandora, non loin de la mine Ayreshire, dont on parlait beaucoup en 1895 au Mashonaland. Le pays n'a rien de plus intéressant que celui que j'ai déjà décrit, mais il y a d'autres anciennes fouilles très importantes qu'on attribue également à dés mines d'or; la plus importante s'appelle Mtopota, près du kraal de Sinoia. C'est un grand déblai entouré d'arbres et de broussailles qui le cachaient complètement, et qui a un diamètre de quatre-vingts à cent mètres. Il serait très intéressant d'y entreprendre des reclierches, comme à Mapondera.
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Mais je reviens aux vallées des affluents du Mazoé, qui sont les plus pittoresques du Mashonaland. La chaîne de rUmwurkwe, qui forme leurs eitrémités, est formée de roches éruptives; on peut y voir encore, enfouies dans les broussailles et les arbres, les traces (le plusieurs grands vides en forme de cratères dont l'origine est éruptive.
Au moment où nous étions à Mapondera, deux ingénieurs français visitant le district de Lo Mogundis avaient affaire de plus près que nous aux lions : au matin, deux de leurs mulçs en train de paître à quelque distance étaient attaquées, égorgées et à demi dévorées avant qu'ils s'en fussent aperçus. Les lions étaient déjà loin quand ils accoururent aux cris du nègre qui gardait les mules, et celles-ci avaient disparu épouvantées dans différentes directions; il fallut quatre jours pour les réunir. Le lion a un goût particulier pour la mule; on court moins de risques avec les bœufs, qui s'aventurent en outre à de moindres distances, et cette nouvelle, qui nous arriva pendant notre séjour à Mazoé, nous rendit plus prudents encore pour surieiller nos noirs et nos bœufs. Que faire si les lions en dévorent plusieurs? Ils ne sont déjà pas trop nombreux pour tirer le chariot dans les passages difficiles, et il faudrait revenir à pied à Salisbury, avec des bagages pesants.
Ilya d'autres anciennes fouilles près deTËmrodzie,
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UD autre affluent du Mazoé; on leur a donné le nom de Kimberley, par analogie avec les grands pits des mines de diamants^ dont elles difTèrent du tout au tout comme dimensions. Là encore on n'a rien entrepris en fait de recherches.
Ruines sur le Mazoé. — Nous allons quitter maintenant les affluents du Mazoé pour suivre le Mazoé lui-même. Il y a, près de la mine Vellow Jacket, sur un kopjé de granit, les restes d'un ancien fort ; les rangées de pierres qui forment les ruines des murailles sont d'une admirable régularité et rappellent beaucoup, comme construction, les fameuses ruines de Zimbabyé, mais celles-ci sont fort petites; ce n'était ici qu'une tour de six à huit mètres de diamètre tout au plus, destinée sans doute à protéger les mineurs qui travaillaient dans la vallée de Mazoé.
Les vieux travaux sont, en efiet, extrêmement abondants dans celte vallée ; ils s'étendent sur des milles et des milles de longueur, mais quand on arrive à en étudier un groupe isolément, on trouve que ces restes sont un peu comme les ruines des vieux châteaux, qui paraissent beaucoup plus considérables que n'ont été les châteaux en réalité, parce que les pierres écroulées occupent beaucoup plus de place.
La mine Alice est celle où l'exploitation est la plus avancée dans celte région. Du col où l'on y descend, la vue est superbe sur la vallée de Mazoé ; on dirait une
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vallée de la Suisse. Ce sont des deux côtés de hautes cimes découpées, dont Tune, à cause de sa forme, s'appelle Iron mask, le masque de fer. La rivière coule entre de hautes berges abruptes et couvertes de végétation; elle est parfois un peu marécageuse, les collines et la vallée sont couvertes de bois. Sur les bords du Mazoé, on a élevé une batterie de dix pilons pour broyer le minerai d'Alice; elle est en réparation pour le moment, c'est la seule du district.
Les nuits dans la vallée sont magnifiques. Au lever du jour, les fonds étages des montagnes s'éclairent de roses et de bleus admirables ; il fait une fraîcheur délicieuse; les oiseaux apparaissent partout, je compte successivement plus de vingt chants d'oiseaux différents. Si les fleurs d'Afrique sont souvent sans parfum, les oiseaux ne sont jamais sans chansons. Le soleil se couche rouge comme il s'est levé le matin, et le vent se lève continu comme sur les hauts plateaux, dès qu*on arrive aux sommets des montagnes. Les lions détruisent constamment des bœufs ou des chèvres dans les fermes que la Chartered Company a concédées aux pionniers dans cette vallée de Mazoé.
Les fermes de Mazoé. — Ces fermes que les pionniers ont obtenues après l'expédition de 1890 que nous avons racontée, ont chacune quinze cents à deux mille hectares dans la région du Mashonaland, la plus fertile et la plus salubre. Il y a déjà, de ce seul côté, plus de