‹ Rhumatisme: Cervico-SciatiqueChapitre 12 sur 30 · PACE · texte numérisé non relu

PACE

Le 28 Janvier, le malade est évacué sur l’intérieur. Le cœur a les mêmes dimensions; il existe un léger souffle holosysto-

lique, exactement sur la pointe. x

Obs. VIII. — Nuy...83ans. -

En 1914, crise de rhumatisme articulaire aigu. Au cinquième jour (16 Février 1916) d’un rhumatisme cervico-sciatique, le phrénique gauche est douloureux, le premier bruit mitral et le second bruit aortique sont très sourds, le cœur est très gros et la pointe déborde de 40 millimètres.

Cinq jours après le volume du cœur reste le même, les bruits sont toujours sourds; il existe un léger souflle holosystolique apexien ; le second bruit pulmonaire est accentué.

Uu peu plus tard apparaît au foyer aortique un léger. souffle diastolique.

Le 1* Mars, on entend le long du bord gauche du sternum un double frottement péricardique assez rude.

Le 5 Mars, il n’y a plus qu’une ébauche de frottements, le souffle systolique de la pointe s'est précisé, le souffle de la base a disparu. Le cœur a augmenté de volume; la pointe déborde de 75 millimètres. |

Le 22 Mars, le malade est évacué à l’intérieur ; le cœur a gardé le même volume, le soufile systolique de la pointe est nettement caractérisé.

Syndrome myocarditique.

Les augmentations du volume du cœur, au cours du rhumatisme cervico-sciatique, indiquent un trouble fonctionnel de la fibre cardiaque.

Elles traduisent une diminution de sa contractilité, de sa tonicité et surtout de son élasticité. Elles ne permettent pas d'influencer l'existence d’une lésion anatomique. On ne saurait employer pour les qualifier le terme de myocardite; mais on peut les considérer comme l'expression d’un syndrome myocarditique.

Dans le rhumatisme cervico-sciatique, l'apparition du syndrome myocarditique est assez fréquente et ce sont les formes atténuées ou latentes que l’on observe le plus souvent.

Ces formes ne donnent lieu à aucun phénomène subjectif ou fonctionnel important et la symptomatologie se borne à une augmentation de la matité précordiale. On a vu dans les chapitres précédents que dans le rhumatisme cervico-sciatique l'endocardite et la péricardite s'accompagnaient d'une dilatation du cœur ; mais on a vu également que la dilatation cardiaque n'est pas toujours associée à l’inflammation des séreuses du cœur ; il est des cas où elle est isolée.

Page 1