‹ Rhumatisme: Cervico-SciatiqueChapitre 2 sur 30 · À MES AMIS · texte numérisé non relu

À MES AMIS

En suivant la visite de M. le Médecin-Major Nobécourt, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, dans le service des contagieux de F..., nous avons vu en assez grand nombre, des soldats présentant le syndrome de rhumatisme cervical et de névralgies scialiques associés.

Par sa fréquence, par ses caractères cliniques, par ses complications, par les difficultés de diagnostic qu'il entraîne, ce rhumatisme cervico-sciatique mérite d’attirer l’attention. des médecins. Aussi nous a-t-il paru intéressant d’en faire une étude, basée sur les observa-

‘tions recueillies depuis 16 mois par M. Nobécourt, avec le concours du médecin auxiliaire Peyre, et pour plusieurs d'entre elles, avec le nôtre.

Le premier malade (1) qui a attiré l'attention de M. Nobécourt, avait été envoyè à l'hôpital des conta gieux de Besançon le 28 Décembre 1914, avec le diagnostic de méningite cérébro-spinale. C'était un soldat

(1) Les chiffres romains correspondent aux numéros de l'Index bibliogra- & phique, placé à la fin de ce travail.

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de 20 ans, rhumatisant, fatigué depuis une quinzaine de jours. Il avait été pris assez brusquement de vomissements, de douleurs dans la tête el dans la nuque et de raideur du cou. : F.

A l'entrée, on constatait de la rachialgie, une certaine hypéresthésie généralisée et un peu de Kernig. Une analyse plus attentive des symptômes montra qu'il n'existait pas une véritable raideur de la nuque, mais des contractures de défense provoquées par la douleur. En procédant-avec douceur, on arrivait assez facilement à fléchir la tête, les mouvements de rotation étaient beaucoup plus difficile et beaucoup plus douloureux que les mouvements de flexion. La pression localisait certains points douloureux au niveau de la colonne vertébrale. D'autre part, par l'extension de la jambe sur la cuisse on n'obtenait pas la contracture et la limitation du mouvement qui caractérisent le signe de Kernig, mais on provoquait de la douleur caractéristique du signe de Lasègue.

Il était donc permis d'éliminer le diagnostic de méningite cérébro-spinale et de porter celui de rhumatisme. La ponction lombaire retira un liquide clair d'apparence n ormale. L’aspirine amenait d’ailleurs une amélioration rapide. La nature rhumatismale fut confirmée par l’apparition d'une endocardite mitrale. Celle-ci évolua comme les endocardites rhumatismales. Ce malade au quarantième jour sortait de l'hôpital guéri de ses douleurs cervicales et sciatiques, mais avec un premier bruit légèrement soufflant. Quelque temps après, M. Nobécourt le retrouvait au Conseil de réforme et constatait une insuffisance mitrale.

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