INTRODUCTION
Pendant nos deux années d’internat à l’hospice de Brévannes, notre attention a été à diverses reprises attirée sur les cas assez nombreux de rhumatisme chronique qui se trouvaient dans les pavillons du quartier des chroniques. Parmi eux, nous avons recueilli les observations de tous ceux qui présentaient le type clinique dela polyarthrite déformante. C’est ce faisceau d’observations qui a servi de base à notre thèse inaugurale. Vu l'étendue et la complexité du sujet, nous avons limité notre étude à l’étiologie, qui est un des points les plus obscurs de la question.
Pour nous faciliter notre tâche, notre maître M. le D' René Marie, médecin des hôpitaux de Paris, qui nous avait encouragé à entreprendre ce travail, a
mis à notre disposition les archives de son laboratoire. C’estlà une nouvelle preuve de la bienveillance qu’il nous a toujours témoignée pendant tout le temps que nous avons eu l’honneur d’être son interne et dont nous tenons à le remercier à cette place. Nous avons pu ainsi ajouter à nos observa-
tions personnelles qui sont au nombre de 35 une
série de 11 observations, dont 10 avec autopsie, qui nous ont été d’un précieux secours.
Au terme de nos études médicales, il nous reste à remercier tous nos maîtres et particulièrement les médecins et chirurgiens des hôpitaux de Paris qui nous ont accueilli dans leurs services, pour ce qu'ils nous ont appris et pour la bienveillance qu'ils nous ont témoignée. Parmi les maîtres à qui doit aller toute notre gratitude, nous n’aurions garde d'oublier notre père ; non seulement il nous a fait profiter plusieurs fois de l'expérience qu’il a acquise dans sa pratique médicale, mais, par son exemple, il a été et sera toujours pour nous notre meilleur maître de déontologie.
M. le professeur Gilbert nous avait déjà au début de nos études médicales accueilli comme bénévole,puis stagiaire dans son service; il a bien voulu aujourd'hui, ce dont nous sommes profondément touchés nous faire le grand honneur d'accepter la présidence de cette thèse.