‹ Rhumatisme Chronique DéformantChapitre 40 sur 73 · HUE · texte numérisé non relu

HUE

6 octobre 1908. — Hémiplégie faciale droite. Troubles de la parole. Déviation de la bouche et de la langue ; difficulté de fermer l'œil droit; cette paralysie est survenue rapidement sans ictus. Mémoire s’est un peu perdue.

10 avril 1910. — Hoquet presque. continuel. Rien à l’auscultation, quelques douleurs à la pression sur le

“trajet du phrénique. Les A UT Pa : valériane, belladone, Kbr ne donnent aucun résultat; disparaît au bout de trois jours

18 avril 1910. — Réapparition du hoquet pendant la journée. |

Depuis quelques années, le malade tousse et crache beaucoup. Expectoration muco-purulente.

Examen. — Main gauche : pouce fléchi sur le métarcapien dont la tête est élargie et saillante. Flexion légère des phalanges du petit doigt dont l'extension complète est impossible. Hypertrophie des extrémités osseuses, mobilité assez grande des doigts. Main droite: déformations analogues. Poignets, coudes et épaules : mobilité normale, mais craquements articulaires. Pas de déformations des orteils, tibio-tarsienne normale. Gros craquements aux genoux. |

Varices et traces d'ulcères variqueux aux deux jambes. Réflexes rotuliens affaiblis. Signe de Babinski, extension. Au poumon, sommet droit : en arrière et enavant, matité et râles sous-crépitants dans une grande étendue; sommet gauche : inspiration rude. Cœur : bruits un peu assourdis. Il présente de la paralysie faciale avec de la déviation nette des traits. Température moyenne : 3%. Tension artérielle : 16.

OBSERVATION XII Polyarthrite déformante atteignant surtout les pieds

Le nommé E.. Joseph, frotteur, âgé de cinquantequatre aus, est entré à l’hospice de Brévannes, le 23 septembre 1910, pavillon Claude Bernard, lit n° 34.

Ant. pers. — Le malade, de par sa profession, a été souvent exposé à l'humidité. N'a jamais été malade avant le début de l'affection actuelle.

Histoire de la maladie. — Début à trente ans par douleurs sans fièvre ni gonflement. Les déformations commencent à cette époque. Depuis, poussées successives tous les trois ou quatre ans; toutefois, le malade pouvait encore travailler. |

À quarante-neuf ans, piqûre septique (paille de fer) à la main droite. Phlegmon et amputation du poignet; gangrène du moignon et nouvelle amputation un mois après. Nouvelle gangrène après quatre mois, nouvelle amputation au-dessus du coude. Vingt mois après, abcès étendu et amputation définitive au tiers supérieur du bras.

Depuis, les déformations se sont accentuées,

Main gauche : déjettement cubital, type rectiligne. Pieds très déformés et présentant une sorte d’enroulement avec déviation en dedans et courbe accentuée de la plante que . Von peut attribuer à la pression exercée sur le dos de la brosse pour la maintenir sur le parquet pendant son tra

vail. Hallus vulgus avec saillie très sccentuée à gaut le

Ep. 124 Rue à droite, à la suite d’abcès, résection de la tête métatarsienne. Ongles épaissis, friables, les autres orteils sont fléchis. Rien aux autres articulations. Réflexes rotuliens exagérés.

Rien aux autres organes. Température moyenne : 319:

Tension artérielle : 44. 4

CS

OBSERVATION XIII Polyarthrite déformante. — Coliques hépatiques

La nommée Vv H..., soixante-deux ans, ménagère, entrée le 17 mai 1905 à l’hospice de Brevannes, pavillon Michel Moring, lit n° 30.

Ant. pers. — Aurait couché longtemps dans une chambre humide. Pas de maladies antérieures, pas -de troubles génitaux. Réglée à quatorze ans, et bien réglée jusqu'à la ménopause qui a lieu à cinquante ans.

Histoire de la maladie. — Début assez soudain dans l’année qui suit la ménopause, à quarante et un ans gonflement des pieds, douleurs dans les genoux et dans les épaules. Tuméfaction et déformation des mains. N’a guère quitté l’hôpital depuis le début de l'affection. Elle reste d'abord un an à la Charité où elle fut prise de toux, expectoration et fièvre pendant une dizaine de jours. Est restée ensuite trois ans à Lariboisière d'où on l'envoie à Brévannes.

En 1908, crise de coliques hépatiques se répétant deux fois à l'intervalle de quelques mois. À souvent des vertiges,

des faiblesses, des douleurs dans l'hypochondre droit. Pen-

dant certaines périodes elle est très alfaiblie et elle a gardé le lit plusieurs mois de suite ; actuellement son état général est assez bon, elle se lève graduellement et peut marcher.

Examen. — Mains sont très déformées, déjettement des doigts vers le bord cubital. Type de flexion sauf l’annulaire droit qui a le type d'extension. Les phalangettes des index sont objectées en dedans. Saillie de la tête des métacarpiens, de l’index et du médius, d’où aspect connexe dans le sens transversal du dos de la main. Peau lisse, blanche, aspect eflilé des doigts, mains grasses, donnant à la palpation une sensation de mollesse. Les poignets, les coudes, les épaules ont conservé leurs mouvements avec quelques raideurs et craquements. Pieds un peu élargis transversalement, orteilssnon déformés, tibio-tarsienne non ankylosée, pas de déformation des genoux, quelques craquements. Peau des jambes sèche, pityriasique. Tête et coloune vertébrale indemnes. Réflexes rotuliens légèrement exagérés.:

Poumons. — Râles fins aux deux bases. Sommet gauche en avant, quelques râles en arrière, souflle expiratoire. Au sommet droit quelques craquements. Le foie déborde de deux travers de doigt et est douloureux à la palpation.

Température 36°5. Tension artérielle 14.

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