L. Lévi distingue deux formes cliniques
1° Une forme thyroïdienne pure comprenant :
A). Une {variété bénigne, à répétition, avec endolorissement, raideur musculaire, gonflement . articulaire, craquements, impotence fonctionnelle.
B). Une variété grave, progressive, se distinguant par la faible réaction fébrile, par l'absence de grosses déformations, d’ankyloses ou de déviations, par la raideur articulaire avec atrophie consécutive. Ces deux variétés répondent à la forme diathèsique, fonction d’hypothyroïdie.
C). Une variété à paroxysme subaiguë atteignant surtout les sujets jeunes, forme infectieuse, fouction d’hyperthyroïdie.
D). Des variétés combinées de moyenne ou forte gravité (formes hypo-hyperthyroïdiennes). Ce sont les plus fréquentes. Ils correspondent aux rhumatis: mes chroniques déformants, souvent héréditaires.
5° Une forme thyroïdienne complexe, dans laquelle intervient un élément nerveux (rhumatisme avec déformations symétriques, spasmodiques non articu- Jaires).
Peut-on reconnaître l’origine thyroïdienne du rau-
matisme chronique ? Il n’existe pas de signes particuliers permettant de poser un diagnostic étiologique. On devra rechercher avant tout les petits signes de l'insuffisance thyroïdienne et les manifestations de l'instabilité thyroïdienne. Mais même dans ces cas il peut s’agir de coïncidence (cas négatif de Verhoogen). La question ne peut donc être tranchée que par le traitement opothérapique, qui, de même, devra être appliqué à tout rhumatisme chronique dont la cause ne pourra être précisée.