‹ Rhumatisme et ProfessionChapitre 12 sur 16 · TABLEAU:II · texte numérisé non relu

TABLEAU:II

Comparaison des fréquences des affections rhumatismales d’après la profession

Profession Nombre Sains Agies rhumat. | Non traités | Pas des.phjs | Sigaes phys.

Hétallurgistes .…… | 221 10% | 90% | 22% | 41% | 59%

Teinturiers. . . .. 212. 1 JR TL OSES 36 % 64 % Ouvriers

du bâtiment... 276 183 % 87% 161% 38 %, 62 0, Mineurs... ..... 213 20. % 80 %, 28 % 49 4 | 51% Tisserands . .... 192 28 12702 39 48 % 52 %

te ——

Total... | 1114

D’après les chiffres fournis par le tableau II, on péut conclure que la fréquence des maladies rhumatismales dans la population industrielle est extraordinairement grande.

CHAPIERE":II

Tri

Les affections musculaires rhumatismales sont très diverses. C’est facile à concevoir. Les maladies qui apparaissent dans le vaste système musculaire, ne peuvent pas pas. ser inaperçues, d’autart plus que très souvent leur seul symptôme est un troub.e de la sensibilité et, en particulier, une douleur vive, qui attire immédiatement l’attention du malade.

Pourtant, il ne faudrait pas exagérer la fréquence du rhumatisme musculaire. Au contraire, on peut affirmer son extrême rareté contrairement aux opinions étrangères. Autrefois, il constituait un gros chapitre des : affections rhumatismales. Le rhumatisme articulaire le dépouille peu à peu. |

Si le muscle est faible, s’il se repose trop peu, si le tra- : ‘vail musculaire est exagéré, ou bien si l’effort n’est pas ha- Dituel, alors apparaissent des phénomènes de décompensation. Le muscle ne travaille pas économiquement. Beaucoup d’énergie est perdue. L’élimination des substances : toxiques est insuffisante, le’ travail musculaire devient de plus en plus faible et se complique d’une douleur souvent

ischémique et Rte nas IAue C'est la myalgie de faligue. HS A chaque profession CDR une autre myalgie, mais le mécanisme de l'affection n’a pas toujours la même signification. Pour que le clinicien puisse conclure quelle partie du système musculaire s’épuise dans les différentes professions, il devra faire appel à ses connaissances anatomiques dans le domaine de la myologie. ;

Ainsi par exemple, il n’est pas difficile de conclure que chez le forgeron travaillent:énergiquement : 1° le trapèze ; 2° le grand dorsal ; 3° le rhomboïde ; 4° le coraco-brachial ; 5° l’angulaire de l’omoplate ; 6° les pectoraux ; 7° le deltoïde ; 8° le sus-épineux ; 9° le grand rond ; 10° le biceps brachial : 11° le brachial antérieur ;.12° lanconé ; 13° les extenseurs : 14° les fléchisseurs ; 15° le rond pronateur ; 16° ke long supinateur ; 17° les extenseurs et les fléchisseurs des cuisses (22 extenseurs, 23 fléchisseurs).

Il en est de même chez l’athlète, le bûcheron, le. por-

teur, quoique avec cette différence que chez les deux pre-

miers, le travail se reflète sur de nombreuses parties du corps ; chez le deuxième, travaillent surtout les muscles 1°, 2°, 3°,°5°, 6°, 0° et: chez le troisième, surtout. lesimuscles ‘17°: "Le :

Les Pianchisseuses font un me du Diéeps brachial, 4 coraco-brachial, des pectoraux, du grand rond, des sus épineux.

La plupart des professions fatiguent les muscles du ‘dos et du membre Supérieur droit, chez certains, iLy à prédo- Mminance de quelapes, muscles, M EAN DATE ARE PANNE Ce

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Ainsi, {es frotteurs fatiguent en plus, les adducteurs fé- MOTAUX, es fléchisseurs et extenseurs des: cuisses ;.le tail- ‘eut et le cordonnier, le deltoïde etiles petits HS des mains ; le danseur, les muscles des mollets, ; chez le maître ‘d'armes, du côté gauche, le trapèze, le grand dorsal et du côté droit le grand rond, les sus et sous-épineux, le biceps brachial, le long supinateur, le rond pronateur, le court ‘Supinateur ; le coiffeur fatigue les muscles statiques et, en ‘plus, les extenseurs et Îles fléchisseurs de. la main droite avec l'intervention des abducteurs, adducteurs et des opposants du 1% et 2° doigt.

Les muscles des doigts souffrent pendant le travail dans les professions suivantes : le tailleur, le cordonnier (dé 2) les ouvrières des fabriques de fleurs artificielles (2) ; téléphonistes, les souffleurs de verre, les horlogers, écrivains,

musiciens et surtout les pianistes. On connaît, par ailleurs, la maladie de Dupuytren si fréquente chez les diamantaires d'Amsterdam.

… Les muscles orbiculaires des paupières sont souvent. soumis à un travail épuisant chez l’horloger, pendant l’occlusion d’un œil, l’autre travaillant à la loupe ; le muscle orbiculaire de la bouche est excessivement actif chez le trom-

bone.

Les douleurs des muscles des membres ina tte. exIStent dans beaucoup de professions. Elles apparaissent d’autant plus qu'il existe des facteurs aggravants, par exemple, la présence d’un pied plat. On les voit chez les hôteliers, ‘boulangers, serruriers, menuisiers, imprimeurs, infirmières, çuisiniers, commerçants, etc.

Les professions qui exigent, surtout pendant la période

des études, un travail intense, des contractions permanentes de certains groupes musculaires, donnent souvent des myalgies. Chez les personnes qui étudient le piano, où chez les pianistes professionnels, souffrent surtout les extenseurs des doigts, les interosseux et les deltoïdes. Il en est de même chez les dactylographes débutantes. Chez Îles écrivains, souffrent le plus les fléchisseurs et extenseurs des doigts, surtout le 2 et 3, les interosseux et les lombricaux. Les fléchisseurs des doigts et les interosseux sont très actifs chez les violonistes. |

Ce facteur moteur musculaire est rarement isolé. Très souvent, interviennent les facteurs météorologique et psychique.

Il est parfois très difficile d’expliquer les myalgies qui dépendent des facteurs météorologiques et qui sont fréquentes dans certaines professions. Il est connu depuis longtemps que chez certaines personnes, avant le mauvais temps, il y a apparition des douleurs musculaires, dont l'intensité augmente par la contraction et qui empêchent finalement le travail. La sensibilité de ces personnes est si nette, si précise, qu'ils sont de véritables baromètres vivants, ne se trompant jamais. Ces myalgies ne dépendent pas seulement de la chute de la pression atmosphérique ou de l’augmentation de l’humidité, mais de la somme des facteurs qui, dans des conditions données, provoquent le mauvais temps.

À côté de ces douleurs décrites, qui entrent dans ce qu’on

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