‹ Rhumatisme et ProfessionChapitre 15 sur 16 · HYGIÈNE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE GÉNÉRALE

On doit se montrer particulièrement soigneux et prudent quand survient une entorse, une fracture juxta-articulaire, une luxation chez un malade candidat ou sujet au rhumatisme. | A côté de ces mesures collectives l'hygiène exige encore des précautions individuelles : stricte propreté de la bouche, entretien méticuleux des dents, soins rapides assurés ‘aux caries, aux végétations adénoïdes, aux Rypertrophies amygdaliennes, prohibition de la respiration buccale et de Ja mastication insuffisante. On doit y arriver par l’ouver- ‘ture de dispensaires « dentaires et otho-rhino- PAEUE ques. | Cette dernière pratique présente une importance consi-

dérable au dépistage et au traitement des infections tonsillaires par les praticiens. Newman n'hésite pas à Jui attri-

buer la baisse considérable du rhumatisme articulaire én

Angleterre, aux Etats-Unis. D'ailleurs, il ne faut pas oublier que l’amygdalite est elle- même une cause notable d'invalidité industrielle. | |

Aiïnsi la prophyl axie au cours de ces’ dérniètés années a marché À pas de géants en laissant bien loin derrière la thérapéutique proprement dite. C’est la conclusion à as quelle arrive Newman et les autres auteurs avant d’aborder le traitement.

Au point de vue hospitalier l'accord est unanime : il faut créer ou développer ce que Newman appelle des « arthritis üunitis » qui assuréraient simultanément la prévention, le diagnostic, et le traitement du rhumatisme.

Le clinicien le plus averti a besoin de collaborateurs documentés, de spécialistes éminents et de multiples données de laboratoire, radiologiques, hématologiques, physicochimiques et autres encore. Or ceci n’est possible que dans des services spécialisés.

Il n’est pas douteux que les frais qu’elles entraînent entrent dans la catégorie des dépenses productives. Nous pouvons conclure avec Calmette qui a dit pour un autre fléau social ce qui suit, mais qui reste également vrai pour le rhumatisme : « Les dépenses faites pour la sauvegarde de la santé publique sont les seules productives de richesses, puisqu'elles protègent le capital humain ; si elles grèvent momentanément le budget, elles entraînent, elles

constituent en réalité le plus fructueux des placements d'épargne ».

CONCLUSIONS, ob

eo

1° Les affections rhumatismales présentent un intérêt considérable au point de vue, social. Les statistiques montrent qu’elles sont la cause de. 10. à 20 7 de toutes les .dépenses de caisses de maladies, et de bIuRie de 10.% des inva- Lditéss 2. ie Dai sn 4 sx

2% Dons’ la pathogénie des affections rhumiatismales ne

terviennent souvent es facteurs Suivants :

à a) les micro- traumatismes s ‘accompagnant pros d une position anormale, non naturelle pendant le travail.

b) le travail dans l” humidité ; Pré) le travail à l'extérieur, sous l'influence des facteurs météorologiques.

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3° Nombreuses sort les professions atteintes par: le a matisme. L'importance du « terrain » est d’ailleurs: con sidérable. PURE PEUR

Nan EE traitement a fait des prog rès pendant ces ‘dernières années, ‘mais c’est Ja prophylaxie qui présente le chapitré

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