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Première variété.
OBSERVATION I (résumée).
(M. Laveran, Progrès médical, 1876, p. 727).
Tuberculose aiquë des synoviales. — Tuberculose aiguë à forme asphyxique, localisalion initiale sur les arlicula-
tions. — Mort. — Aulopsie.
T..., soldat au 80° régiment de ligne, entre au Val-de-Grâce, le 21 juin 1876. C'est un homme de vingt-deux ans, assez bien constitué, non amaigri, au service militaire depuis huit mois; il raconte qu'il n'a jamais été bien vigoureux; il a eu une pleurésie du côté droit dans son enfance; pas d'hémoptysies. La mère du malade est morte, à l'âge de cinquante-cinq ans, d'une attaque d'apoplexie; il a un frère et une sœur qui se portent bien.
Le billet d'entrée à l'hôpital, signé par le médecin du.corps, porte le diagnostic de rhumatisme articulaire. Depuis six jours, les articulations des genoux et des cous-de-pied sont le siège de vives douleurs, qui empêchent la marche ou qui la rendent du moins très pénible. Les deux genoux sont tuméfiés, douloureux à la pression (21 juin), le genou droit est plus tuméfié que le gauche : on produit facilement le choc caractéristique de l'hvdarthrose en pressant sur la rotule.
Etat général satisfaisant, peu de fièvre, langue blanche, anorexie; pas de complication du côté du cœur. Le diagnostic de rhumatisme articulaire subaigu est porté (badigeonnages iodés et ouate autour des articulations des genoux).
22 juin. À Ja visite du matin, le malade à une fièvre vive (39 degrés dans l'aisselle); toux rare, crachats muqueux, respiralion accélérée, difficile A l'examen de la poitrine : matité en arrière aux deux bases; frottements pleuraux à la base gauche; râles sibilants et muqueux disséminés dans toute la poitrine, Constipation (deux verres d’eau de sedlitz; vingt ventouses sèches sur le thorax).
UT
La dyspnée ainsi que la température ne font qu'augmenter les jours suivants. Cyanose, ràles crépitants. Menaces d'asphyxie, sueurs profuses. Une légère stupeur.
4 juillet. — L'asphyxie se prononce de plus en plus et le malade meurt dans la soirée.
L'autopsie est faile le 6 juillet et permet de constater une granulie généralisée, non seulement aux organes ordinairement envahis par les granulations, mais encore aux articulations,
M. Laveran concluait de la façon suivante : « il n'est pas élonnant de voir la tuberculose, qui se localise si souvent dans les séreuses viscérales, envahir quelquefois les séreuses articulaires : Je serais même porté à croire que si on examinait avec soin les articulations chez les sujets qui meurent de tuberculose aiguë, on y trouverait assez souvent des granulations et cela expliquerait les douleurs vagues dans les membres et les arliculalions, dont se plaignent beaucoup les malades, mais, en général, on ne fait pas cet examen, et il a fallu que ces douleurs prissent un caractère d'acuité tout à fait inusité, pour que l'idée me soit venue d'ouvrir les articulations. La confusion possible de la tuberculose aiguë avec le rhumatisme articulaire aigu, est un fait clinique intéressant: il faudra se défier à l'avenir de ces rhumatismes articulaires qui s'accompagnent de pleurésie, de méningile, de péritonite, etc..., et qui se terminent par la mort, lorsque l’autopsie n'aura pas été faite. »
OBSERVATION II (résumée).
M. Méry, Bulletin de la Sociélé médicale des Hôpitaux de Paris, 18 juin 1905.
Fillette de six à sept ans, entrée pour de la fièvre el des douleurs articulaires qui parurent un peu modifiées par le salicylate; mais la fièvre ne tomba pas et l'on vit apparaitre, presque immédiatement, des phénomènes de tuberculose pulmonaire, puis des hématuries, du gonflement du foie, toute l’évolution d’une tuberculose subaiguë, à laquelle la petite malade succomba rapidement.
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OBSERVATION III (résumée).
Hobbs, Presse médicale, 25 février 1902.
Le début des accidents se produit par un gonflement brusque du genou droit, atteignant d’emblée des proportions considérables, accompagné de douleurs vives et de fièvre intense; l’affection dure cinq mois et finit par céder; cinq mois après, le malade ressent à nouveau une douleur dans la même articulation et présente une impotence complète, due à une demi-ankylose de l'articulation : quelques jours après, la fièvre s'allume et le malade présente tous les symptômes d'une méningite tuberculeuse; à l’autopsie, on trouve des adhérences pleurales anciennes
et des lésions récentes de granulie généralisée.