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querait ce syndrome sympathique cervical postérieur. B.) Les viscéralgies par atteintes vertébrales.
Nombreuses sont les affections extra-viscérales qui causent des viscéralgies. Nous pouvons citer : les névrites du plexus cardiaque, les cœlialgies goutteuses et oxalémiques, les gastro et entéro-radiculites syphilitiques, le tabès, la syringomyélie, le zona, la névralgie intercostale, ete. Nous n’en ferons qu'une énumération, pour insister un peu plus sur les maladies du rachis “ancer vertébral, actinomycose vertébrale, maladie de Kiümmel, mal de Pott.
C'ancers et actinomycose vertébrales
À notre grand regret, nous n'avons pu remonter aux observations elles-mêmes, en ce qui concerne le néoplasme vertébral et l’actinomycose costo-vertébrale ; 1 nous ne pouvons que citer ce passage de la thèse de La- TV
« Autrefois, les crises gastriques étaient considérées comme manifestations caractéristiques du tabès.
Les observations récentes de Lœper, Hautefeuille et Dupret, Camus et Baufle ont dépossédé la sclérose des cordons postérieurs d’un certain nombre de crises gastriques : c’est ainsi que ce syndrome isolé ou associé à du zona ou à des névralgies intercostales peut survenir chez des malades atteints de néophlasme vertébral, d’actinomycose costo-vertébrale ».
Traumatismes rachidiens
Les manifestations viscérales des affections traumatiques de la colonne vertébrale ne semblent pas très fréquemment citées.
Dans une note sur les cardiopathies d’origine spinale de J. Teissier nous avons trouvé une observation que nous jugeons assez intéressante pour la résumer. Elle est analysée par Jouve sous le titre de « périarthrite cervicale traumatique avec troubles cardiaques. Rôle du sympathique ».
T1 nous semble qu’il s’agit d’une maladie de Kümmel (observation résumée in thèse Zohrab).
« M. X..., négociant, est victime d’un accident de chemin de fer en 1882. Violente contusion à la nuque, coutusion qui fut suivie d’une péri-arthrite cervicale, laquelle nécessita un long traitement. M. Ollier appliqua plusieurs fois une série de pointes de feu. Pendant la durée de son traitement, M. X... ne présenta rien d’anormal du côté du cœur.
Au bout de sept ou huit mois, le malade ayant ressenti quelques palpitations accompagnées d’un certain état de dyspnée, on recommença l’exploration du cœur et l’on reconnut très clairement, dans la région précordiale, l'existence d’un bruit de souffle qui paraissait bien siéger au premier temps ; il était accompagné d’une assez notable augmentation de volume du cœur et de troubles vaso-moteurs très nets, du côté de la face, troubles qui démontraient la participation très évidente du grand sympathique.
L'année suivante, M. Teissier, à la suite d’un procès intenté à la compagnie des chemins de fer, par M. X.. fût chargé d’examiner le malade.
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I] recueillit des tracés cardiographiques et sphygmographiques à l’état de repos, à la suite d’une fatigue, avant et après le repos, et comme conclusion de ces ex 1mens, 1l admet « l'existence d’une dilatation cardiaque simple, portant principalement sur les cavités droites et imputable au traumatisme spinal avec amélioration possible, et même probable, après la guérison complète des altérations de la région cervicale et après la cessation des ennuis causés au malade par le procès en cours. L'événement justifia entièrement les prévisions du 1" Teissier qui a revu le malade il y a quelques jours à peine, et l’a trouvé dans un état très satisfaisant. »
Le malade de Turriès, lui, présentait des douleurs persistantes à l’épigrastre, douleurs rebelles et ne paraissant pas ressortir à une cause habituelle. L'examen révélait des signes de la série pyramidale. La notion d’un traumatisme antérieur et les radiographies de la colonne vertébrale permirent de s'arrêter au diagnostic de maladie de Kümmel : seule l’irritation radiculo-funiculaire déterminait les crises douloureuses épigastriques.
T'uberculose vertébrale
L'historique des relations entre le mal de Pott et les viscéralgies nous semble assez intéressant pour que nous le résumions avant de citer les faits.
En 1921, F. Ramond et Jacquelin, en 1924 André-
Thomas, en 1926 Bertrand et en 1927 à nouveau Ramond, Nathan et Gorostidi publient de belles observa-
SLI
tions de viscéralgies pottiques. Ramond, Nathan et Gorostidi écrivent : « En 1921, K. Ramond et Jacquelin apportaient à notre connaissance, la première observation dans laquelle ces radiculites à type gastrique résultaient d'un mal de Pott… Nous n'avons pu, au cours d’une bibliographie assez complète, retrouver d’autres observations du même genre. Les complications digestives de adiculites ne sont point signalées dans les travaux du Pr. Déjerine ni dans les publications de ses élèves Camus et Sézary… » Dans la thèse de Pamart, dans des articles documentés, Vito Witting (1927), Turriès (1930) les références ne remontent pas au delà de 1921. Les auteurs sont tous de bonne foi et 1l semble bien que l’on se trouve en présence de faits nouveaux. Or, ce qui suit montre que le mal de Pott viscéralgique était connu d’Olliviers d'Angers (1827), de Broca. Des chapitres entiers de thèse lui sont consacrés ({mberdis 1886 - Grognot 1897). Tous ces faits étaient oubliés et l’on fit une « redécouverte ». N’est-il pas curieux que la même situation se soit répétée pour le rhumatisme vertébral chronique ? Voyons maintenant les faits.
« Olliviers (d'Anvers), en 1827, signale, dans son « Traité de la mœlle et de ses maladies », un cas de mal de Pott où les douleurs épigastriques s’accompagnaient de dysphagie et de véritables crises gastriques avec vomissements, parfois même d’intolérance gastrique presque complète.
Broca signale des crises douloureuses intestinales, et ‘ Le Ray et W. Hubbard, « des accès de suffocation nocturnes » (d’après Bertrand).
Dans la thèse d’Imberdis (1886), nous avons trouvé tout un chapitre consacré « aux troubles viscéraux et en particulier aux accidents gastriques ». Citons
« Présence de désordres abdominaux qui faisaient
songer à une péritonite, et ce diagnostic se fût certainement imposé, si la température avait été au-dessus de la normale, si le pouls, au lieu de rester calme, eut présenté des accélérations... »
« Vives douleurs abdominales, vomissements verdàtres, bilieux, extrêmement pénibles... »
« Vraie crise gastrique analogue à celle souvent décrite dans le tabes dorsalis… »
« …ÆExistence de douleurs « d’estomac » qui s'exagèrent par le mouvement, l’ingestion de boissons, d’aliments. Des vomissements surviennent de temps à autre accompagnés d'efforts violents et exagèrent les souffrances.. »
« Chez un malade, où tout faisait songer à un néoplasme stomacal, 1l nous souvient avoir vu un examen plus approfondi révéler l’existence d’un mal de Poït lombaire. »
À propos du mal de Pott de l'enfant, Imberdis écrit : « Les chirurgiens américains ont pourtant signalé des crises de douleurs gastriques et abdominales qui, pour eux, lnarqueraient parmi les phénomènes prodromiques les plus constants ».
Et Imberdis conclut excellemment : « si l’attention n’est pas attirée d’une manière spéciale du côté de la colonne vertébrale, ou si l'examen du malade n’est. pas complet, on méconnaît l’origine véritable de son état et lon perd un temps précieux à essayer une foule de médicaments impuissants ».
Dars la thèse de Grognot (1897), nous relevons deux observations,
L'une de Siredey : « au récit qui nr’est fait de la douleur, Je ue puis n’empêcher de songer à une colique né-
phrétique, quoique rien dans les antécédents de N.. ne soit en faveur de cette hypothèse.
Le siège principal de la douleur à la région lombaire, ses irradiations vers la partie inférieure de l’abdomen, la face antéro-interne de la cuisse et le testicule correspondant semblent accuser la lithiase rénale. L’abondance et la limpidité des urines, la persistance et l’intensité de la douleur, ne me permettent pas d'accepter sans réserves l’idée d’une colique néphrétique. Je quitte le malade, à vrai dire, sans avoir fait de diagnostic précis ».
Par la suite, le mal de Pott fut diagnostiqué.
L'autre observation, de Lannelongue : « Mon diagnostic est très hésitant. Je repousse toute idée d’arthrite ou d’ostéite vertébrale, et je pense à quelque colique néphrétique produite par des sables uratiques. Quelque temps après, un confrère appelé en consultation pense à des vers intestinaux... »
II s'agissait en réalité d’un mal de Pott.
En suivant l’ordre chronologique, nous en arrivons, maintenant, aux observations récentes que l’on a paru considérer, au cours de ces dernières années, comme les premières publiées sur ce sujet.
Ces observations sont bien connues : 11 nous suffira de les résumer.
— F. Ramond et Jacquelin : dyspepsie douloureuse résistant aux régimes et aux médications ordinaires.
Mal de Pott dorsal. Disparition des troubles gastritriques par l’application d’un corset de Serre.
— André-Thomas : dyspepsie douloureuse et mal de Pott. Constatations nécropsiques : lésions du sympathique.
— Bertrand : cystalgie.
— Rosenheck : utéralgie paresthésique.