EL VAUT
fait l’objet, est encore loin d’être entièrement résolue. Aussi, contentons-nous d’assembler et de réunir tous les faits et d’une étude sérieuse de tout cet ensemble, naîtront peut-être des opinions et des idées exactes, nettes et claires. C’est cette discrimination entre les différentes variétés décrites de rhumatisme chronique que se sont efforcés de faire les classifications les plus récentes par TEissiER, ROQUES et MARINES CO.
Mais tout ceci étant encore obscur et discutable bornonsnous à admettre avec GREN&T, et c’est la seule conclusion logique actuellement possible, que c’est l'allure clinique seule, qui doit faire reconnaître un rhumatisme chronique. Il faut, en effet, tout d'abord reconnaître les syndromes cliniques qui constituent le groupe des rhumatismes chroniques, puis, ces syndromes reconnus, en dépister les causes et préciser les examens de laboratoire utiles.
Une appellation qui nous a longtemps intrigué au moment où, rassemblant les éléments de notre thèse, nous lisions les premières observations d’'OPPEL et LERICHE, puis que nous vimes par la suite reproduite dans la majorité des travaux où il était question de parathyroïdectomie, comme traitement des rhumatismes chroniques. Ce fut de voir, répété à chaque.instant, ce mot de «polyarthrites ankylosantes ». Nous nous sommes aussitôt plongés dans de volumineux ouvrages ayant trait au rhumatisme chronique, espérant y trouver une signification exacte de cette expression et savoir très nettement à quelle catégorie de rhumatisme elle répondait. OPPEL dans la statistique des opérations de parathyroïdectomie publiée en 1928, rapporte qu’il à toujours eu un résultat nettement favorable en opérant des malades atteints de Polyarthrite ankylosante, tandis que dans les six cas de rhumatisme déformant où il intervient, il ne récolta que 6 échecs.
Il ny avait donc plus de doute et il semblait indispensable de considérer dans les rhumatismes chroniques, deux formes distinctes : l’une déformante bien connue et étudiée par CHarcor, l’autre «ankylosante ». L'une n’était pas susceptible d’amélioration par l’ablation des glandes parathyroïdes. L'autre se trouvait bien de cette intervention ou d’un autre traitement parathyroïde qui provoquait toujours immédiatement après eux une amélioration très notable de la maladie.
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Nous allons voir si nous pouvons faire entrer ce terme de : «polyarthrites ankylosantes » dans le cadre classique des rhumatismes chroniques. Certains auteurs ont voulu voir dans ce mot de polyarthrite ankylosante, un synonyme de spondylose rhizomélique. Mais s’il est exact que dans un certain nombre d'observations on a employé ces mots l’un pour l’autre, il 1. semble bien que ce terme de polyarthrite ankylosante doive être | réservé à une catégorie de rhumatisme dépendant du rhumatisme non déformant, c’est-à-dire ankylosant pur. Catégorie différente et du rhumatisme déformant et de la spondylose rhizomélique. Mais, étudions d’abord les cadres dans lesquels
on range actuellement les rhumatismes chroniques. # Trois types de rhumatisme chronique peuvent se rencontrer :
? | Rhumatisme chronique non déformant, Rhumatisme chronique déformant, Rhumatisme chronique partiel.
1 Il est, tout a fait logique et GRENET insiste tout particulièrement sur ce point, d'admettre que quelle que soit l'allure \ ultérieure du rhumatisme, les signes de début sont presque toujours les mêmes. Interrogeons n'importe quel ma‘'ade atteint 1 de rhumatisme chronique et quelque forme qu’ait ce dernier, À on mettra toujours en évidence au début une première phase de douleurs et d’impotence. Ces deux symptômes s'installent la plupart du temps lentement, progressivement. Bien souvent après cette première poussée douloureuse tous les signes s’apaiÿ sent pour ne reprendre qu’à intervalles plus ou moins éloignés. Il est intéressant, dès maintenant d’étudier l’évolution du | rhumatisme chronique chez ces deux malades dont nous rappor- % tons plus loin l'observation.