‹ Rhumatismes Chroniques et ParathyroïdesChapitre 58 sur 85 · À. INDICATIONS · texte numérisé non relu

À. INDICATIONS

Pour WeissENBACH, il semble que les indications majeures du traitement parathyroïdien soient les formes de rhumatisme chronique déformant progressif, dans lesquelles existent ou dominent, l’infiltration, la densification et la rétraction scléreuse et fibreuse ; il y a même lieu, d’après lui, de se demander à ce propos si les parathyroïdes n’exercent pas sur le tissu conjonctif en général et dans les processus sclérosants une imfluence jusqu'alors insoupçonnée (une nouvelle fonction de ces glandes se laisserait ici pressentir).

Néanmoins, certains résultats obtenus sur les fluxions des synoviales dans les cas associés, ont conduit WEISSENBACH à traiter avec succès des cas où sclérose et fibrose étaient cliniquement peu importantes.

Pour LANGERON, doivent relever du traitement opothérapique les rhumatisants à bilan calcique négatif par excès d’excrétion fécale. Mais ce sont là de bien pauvres indications, ne s'appuyant que sur une seule observation, sans compter la diversité des problèmes mis en jeu.

Ce qu’il y a de certain, c’est que, de même que des parathyroïidectomies ont amélioré des polyarthrites ankylosantes avec calcémie normale ou même hypocalcémie, de même des injections d'extraits parathyroïdiens ont amélioré des cas de rhumatisme avec hypercalcémie.

Quelle valeur accorder, dans ces conditions, à l’étude de la calcémie ? Ici encore, ce n’est pas sur ce critère que l’on devra tabler. Nous ne pouvons mieux faire que de nous retourner vers la clinique : c’est la seule chose, à notre avis, qui peut offrir une base solide.

Il nous semble que, sans tenir grand compte de signes tels quel la calcémie, seront plutôt susceptibles d’être améliorées par les extraits parathyroïdiens, les polyarthrites ankylosantes, s’accompagnant de déformations et de signes radiologiques de décalcification osseuse importante ; réservant aux polyarthrites

ankylosantes sans lésions osseuses et se caractérisant surtout par des contractures musculaires, la préférence de la parathyroïdectomie.

Nous ne nous faisons d’ailleurs aucune illusion sur la fragilité de ces indications de traitement et sur l’empirisme qu’elles traduisent. Il est encore très désirable de poursuivre l'étude de tous les critères objectifs qui appuieraient sur des bases plus sûres les indications et la posologie du traitement opothérapique du rhumatisme chronique.

Actuellement, en effet, seuls les résultats obtenus et l’observation clinique en légitimeront l'emploi.

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