AVANT-PROPOS
Après avoir fait choix du sujet de cette thèse, nous avons aperçu les difficultés qu’il présentait et la somme de travail qu'il allait exiger ; nous nous sommes alors demandé si ce n’était pas trop présumer de nos forces que de vouloir l’entreprendre. Mais ce sentiment de notre insuffisance, loin d’abattre notre résolution a au contraire excité notre bonne volonté et mobilisé nos efforts pour conduire au mieux possible, cette modeste mais peu commode entreprise. C'était, d’ailleurs, le seul moyen de nous gagner l’indulgence de nos juges pour toutes ses imperfections.
Il n’y a peut-être pas grand mérite à reprendre une matière plusieurs fois traitée par des mains plus habiles que les nôtres ; c’en est un cependant. Dans toutes les sciences, et en particulier en médecine, on rencontre des questions obscures dont l’étude exige de nombreuses années de recherches et qui n’aboutissent le plus souvent qu’à des résultats contradictoires.
Les rapports des Rhumatismes chroniques et des parathyroides sont une de ces questions. Il y à à peine quelques années qu’elle a vu le jour et qu’elle exerce la sagacité des meilleurs esprits. Si la nature de leurs rapports s’attarde encore à l’heure actuelle dans le domaine des hypothèses, il n’en est pas moins exact que, à mesure, grâce à certains progrès accomplis, que les unes s’éliminent, celles qui demeurent se rapprochent d'autant plus de la vérité, en bénéficiant ainsi d’une espèce de diagnostic par exclusion.
N'est-ce pas d’ailleurs toujours chose louable de mettre ses modestes facultés et ses efforts à la recherche d’une vérité qui dans le cas particulier, aurait surtout Pavantage de faire bénéficier les malheureux malades souffrant de rhumatismes chroniques de bases thérapeutiques précises leur permettant de
EL MTO'EE
profiter heureusement d’un traitement parathyroïdien judicieusement appliqué.
Nous n’avons pas la prétention, nous nous hâtons de le dire dès maintenant, de trancher parmi les diverses opinions et hypothèses émises sur cette question. Il est plus sage à nous d'attendre que de nouveaux faits viennent enfin nous donner la solution de ces problèmes encore très complexes.
L’idée de cette thèse nous a été suggérée par l’étude de deux malades atteints de rhumatisme chronique, dans le service de notre maître le Dr René Bénarp à l’hôpital Laennec. À ces observations personnelles, nous en ajouterons plusieurs autres.
M. le Dr Wezri, chirurgien à l’hôpital Laennec, a bien voulu nous éclairer de ses conseils et nous fournir les documents qui ont facilité l’exécution de ce travail. Nous lui en présentons ici l'expression cordiale de notre gratitude.
Il nous est également très agréable, d'exprimer nos remerciements respectueux, à M. le professeur LANGERON de Lille qui a eu l’obligeance de nous communiquer les observations de plusieurs de ses malades.
ET PARATHYROIDES