‹ Rhumatismes Chroniques et ParathyroïdesChapitre 78 sur 85 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(René Simon et J. Weize, Presse médicale, 16 mars 1932, p. 413.)

Polyarthrite ankylosante, type périphérique.

Mne K..., 44 ans.

Début il y à 7 ans en mai 1924, douleurs et déformation progres-

sive du cou-de-pied droit, puis étendues aux autres articulations.

La malade a suivi de nombreux traitements entre autres des injections de lait, sans avoir ressenti la moindre amélioration. En août 1930, genoux et cou se prennent à leur tour. Douleurs plus vives, déformations s’aggravent, impotence augmente. Elle entre à l'hôpital de Nancy dans le service du professeur Ricnou, le 23 septembre 1930 (sels d’or, thoienne X), depuis février 1931, malade

reste confinée au lit.

Entre chez M. Simon le 15 juin 1931. Elle est très amaigrie. Son

teint est pâle. Elle souffre peu au repos mais durant la nuit ou lors des changements de temps. Atrophie musculaire généralisée. Museles réduits à des sortes de cordes inextensibles, ceux du tronc sont un peu moins atteints. Les articulations des membres sont toutes enraidies, celles du côté droit plus que du côté gauche.

Membres supérieurs. — Mouvements des épaules sont très limités, coudes tuméfiés, globuleux.

Avant-bras immobilisés en pronation. Supination impossible.

Mains sont immobilisées en extension et déviées sur le bord cubital.

Doigts à peu près normaux, mais flexion limitée.

Mouvements des membres inférieurs manquent de force. Réflexes vifs.

Membres inférieurs. — Genoux globuleux.

Condyles internes sont augmentés de volume.

Flexion atteint 900. Extension est complète.

Pieds œdématiés et très fortement déformés, aplatis, déviés en valgus et rotation externe. Ils sont fixés à angle droit sur la jambe.

Hallux valgus bilatéral et orteils en marteau.

Colonne vertébrale. — Raideurs très marquées au niveau des membres, moindres au niveau de colonne vertébrale qui a gardé une certaine souplesse, sauf dans sa partie cervicale très peu mobile.

Dents cariées : bouche s'ouvre normalement.

Examen somatique ne révèle rien de particulier.

Réflexes sont vifs.

Signe de Chvostek légèrement positif.

Cali: toôtale(NdéNE ren) PS RMS EE 0,098 Calcrum ultra Mlirables ART OR PEPER EES PEENE 0,048 Radiographies. — Intense décalcification de tout le squelette sur-

tout au niveau des épiphyses.

Règles étaient normales. Elles ont cessé depuis l’entrée de la maladé à l'hôpital.

Opération le 26 juin 1931, dans le service de M. le professeur MicHeL de Nancy.

Anesthésie locale à scucrocaïne, découverte du C. T. après section des muscles sterno-thyroïdiens On reconnaît l'artère thyroidienne inférieure gauche. On enlève un lobule glandulaire isolé dont examen a montré la structure thyroïdienne normale.

Sutures musculaires et cutanées.

Le soir de l’opération la malade n’accuse aucune amélioration : le lendemain amélioration nette.

Impression d’assouplissement général de toutes ses articulations et

le, jeu est nettement plus libre. Elle peut aisément remuer la tête en tous sens, œdème des genoux et pieds a diminué.

Le 4 juillet : amélioration importante. Il y a encore quelques douleurs, mais mouvements ont gagné en étendue et en souplesse.

Station debout est possible avec légère flexion des genoux, mais elle détermine des douleurs dans les pieds et les cous-de-pied.

Examen du sang. — Caleémie à 0,089 par litre.

Amélioration s’est encore accentuée par la suite.

Malade revue le 16 juillet, mouvements ont légèrement gagné en amplitude.

Etat général est nettement meilleur.

Cette amélioration importante a persisté.

OBSERVATION III (Dr JEANNENEY).

Rhumatisme chronique, type spondylose rhizomélique. Recherche négative des P. T. Amélioration.

DikeMee 60rans:

Antécédents. — Mère morte à 56 ans d’une maladie de foie. Père mort à 96 ans de rhumatismes. Une sœur bien portante, deux frères mort-nés. Dès l'enfance a eu de la rachialgie. À 30 ans, coliques hépatiques avec ictère.

Réglée à 15 ans. Règles régulières, assez abondantes, durant 6 jours, douloureuses.

Pas de grossesse, Ménopause en août 1924.

En septembre 1927 : apparurent les premières douleurs au niveau du rachis, puis des hanches et des genoux qui s’enraidirent progressivement. Au moment examen (25 mai 1932) rachis rigide, hanches soudées en 1/2 flexion, genoux tuméfiés, luisants, douloureux mais mobilisables. Au niveau des genoux, sueurs ; au niveau des jambes et des pieds crampes, onglée. La maladie évolue progressivement.

La malade accuse en outre quelques vertiges, des bouffées de chaleur, de la dyspnée, des cauchemars.

Devant l’apparition juxta-ménopausique on essaie un traitement endocrinien (extrait thyro-ovarien) associé à des injections intraveineuses de soufre colloïdal. Aucun résultat.

Calcémie est de 0,110, légère augmentation.

Le 22 juillet 1932 : sous-anesthésie générale, découverte de la face

postérieure du thyroïde.

De chaque côté on trouve aisément, appendus aux terminaisons

de la thyroïdienne inférieure un nodule rosé du volume d’un petit grain de maïs. On croit avoir trouvé les P. T. L'examen histologique montre qu’il s’agit de ganglions lymphatiques.

Suites simples, malade est améliorée. Dès le 7° jour elle quitte la clinique, marchant mieux. Un mois après Popération elle souffre moins, se considère comme bien améliorée, mais les articulations quoique indolores restent enraidies.

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