PRES
Au début janvier l'amélioration s’accuse et quand le malade sort le 14 janvier 1932, il peut sans difficulté porter les mains derr.ère la tête.
Adduction du bras droit atteint 1300.
Elévation du bras en arrière est devenue possible.
Calcémie est descendue à 0,110.
Malade revu un mois après : facilité des mouvements s’est encore accentuée. Il peut fermer complètement la main, mouvements tête et rachis sont plus souples. Il peut reprendre son ancien métier de garcon de ferme.
Calcémie, 15 février 1932 : 0 gr. 85.
Elévation rapide importante et durable de T. A. qui est de 18-11 au 45 février 1932 après avoir été à 10-10 le 21 décembre 1931.
OBsEervariIon XVIII.
(Gauprer et Paroir, Société nationale de Chirurgie, 13 juillet 1932.)
Vieillard de 71 ans. :
Atteint depuis de nombreuses années de polyarthrite déformante caractérisée par de la raideur marquée des membres inférieurs. .Il peut à peine se tenir seul debout et marche avec des béquilles, exercice très douloureux.
Les articulations déformées ne permettent que des mouvements très limités et douloureux : atrophie musculaire notable, peau des membres inférieurs luisante, pâle, mal vitalisée, plus de poils.
Les membres inférieurs sont intacts, sauf quelques craquements au niveau des coudes dont mouvements sont légèrement limités.
Colonne vertébrale enraidie.
T. A. : 15-7. Urée normale.
Pouls : 80. Bordet-Wassermann : négatif.
Calcémie : O gr. 130.
Quelques jours après son entrée à l'hôpital, à la suite d’un traumatisme insignifiant le malade se fait une fracture du col du fémur droit.
Radiographie montre une décalcification intense de l'os.
Aucune lésion du système nerveux.
Le 6 février 1932 : anesthésie générale ; ablation des parathyroïdes inférieures.
Intervention bien supportée.
10 février 1932. — Calcémie à 0,131.
24 février. — Calcémie à 0,100.
Les douleurs ont beaucoup diminué. Le patient peut se mobiliser plus facilement.
Amélioration continue lentement, puis se stabilise.
Fin mars. — Calcémie : 0,80.
En avril : raideur augmente et semble même gagner aux membres supérieurs. Seule la douleur est nettement améliorée.
Les parathyroïdes enlevées et examinées : banales lésions de sclérose avec atrophie glandulaire.
Il. — Isophénolisation.
OBSERVATIC
(Observation René Simon et J. Wei, Presse médicale, p. 412, 16 mars 1932.)
M. B..., 46 ans, de Nancy, professeur.
Polyarthrite ankylosante. Début 1916 par douleurs au niveau des genoux et des poignets revenant toutes les trois ou quatre semaines.
A ce moment M. B... mobilisé en août 1914 était prisonnier dans de fort mauvaises conditions.
Radiographie en 1920 montre une spondylite typique des deux dernières vertèbres dorsales et des deux premières lombaires.
Etat s'aggrave progressivement depuis lors ; très nombreux traitements sont essayés sans amélioration.
M. Simon voit ce malade en fin 1929.
Colonne vertébrale entièrement ankylosée sauf dans sa partie cervicale, hanches, genoux, cous-de-pied, épaules, coudes et poignet droit étaient très fortement enraidis. Le malade ne pouvait marcher ni se tenir debout.
Il avait perdu la vision de l’œil gauche à la suite d’une poussée d’iritis suivie de cataracte en 1928. Troubles trophiques au niveau des pieds : sécheresse peau, décollement et chute des ongles.
Seul traitement : 2 ou 3 comprimés d’aspirine par jour.
Mesure de calcémie faite par M. June selon méthode Hirth : 76 milligr. pour 100.
Malade vu pour la seconde fois en 1931.
Extrême impotence, ne peut même plus, couché, se tourner sur le côté. Il n’a pas au repos de vives douleurs, mais une sorte de gêne d’instabilité musculaire. Il souffre par contre dès qu’on le mobilise. Amaigrissement extrême, joues creusées, teint pâle, attitude est soudée, flexion tête sur cou, dos droit légère flexion des hanches, des genoux, des pieds et des coudes, extension des poignets et des doigts.
Quelques articulations sont ankylosées.
Membres supérieurs. — Atrophie musculaire marquée, muscles réduits à des sortes de cordages très durs. Signe de Trousseau : positif.
Epaules, coudes, poignets sont tuméfiés.
Aucun mouvement de flexion, extensionin’est possible.
La pro-supination a l'amplitude de 100 à droite ; 500 à gauche.
Mains non très déformées, les articulations métacarpo-phalangiennes et phalango-phalangiennes sont tuméfiées. Extension complète des doigts est possible.
Les ongles sont tombés et remplacés par de petites productions cornées pulvérulentes.
Membres inférieurs. — Forte atrophie musculaire faisant encore ressortir davantage tuméfaction des genoux et œdème des pieds, œdème blanc non dépressible des pieds, chute des ongles, sécheresse et desquamation de la peau.
Colonne vertébrale. — Soudée en extension.
Tête. — Fléchie sur cou, inclinée légèrement sur le côté droit.
Ouverture de bouche est limitée : dents cariées.
Signe de Chvostek légèrement positif.
Examen des divers appareils ne montre rien de particulier.
Dans antécédents : aucune affection ni blennorragie, ni syphulis. Bordet-Wassermann : négatif.
Le 10 juin 1931 :
Calcium totales PSE SE TEE 0,085 9/60 Calcrumultra:filtrablé. : 2: 700000 0,056 0/5
Radiographies faites systématiquement sur tout le squelette montrent une décalcification diffuse. Pas de proliférations osseuses.
Opéré le 18 juin. — Anesthésie locale scurocaïne. Incision en collier.
À incision peau : grandes difficultés, tout se trouve noyé dans un tissu scléreux que parcourent de grosses veines.
En arrière des muscies sterno-thyroïdiens dissection plus facile sur faces latérales larynx et trachée.
On reconnait un corps thyroïde fortement atrophié sur ligne médiane à hauteur du cartilage cricoïde. Aspect du tissu thyroïdien normal, aucune tumeur de voisinage.
PA UE CAE
Dès le lendemain on note une certaine amélioration. Le malade supprime l’aspirine.
Main droite s’assouplit, écriture devient possible.
Plus de douleurs. Genoux moins douloureux mais restent raides.
21 juin. — Nouveau dosage de calcémie : 0,0824.
Amélioration des mouvements se poursuit peu à peu.
Poignets et pieds désenflent, mais malade a de temps à autre quelques douleurs au niveau mains et épaules (aspirine).
Poussée d’iritis du 3 au 9 juillet.
Un essai d'écriture le 7 juillet marque un progrès notable.
Radiographie des mains le 7 juillet ne montre aucun changement.
Le 8 juillet : calcémie — 0,90 pour 1.000.
Le 17 juillet : le malade part ; teint moins pâle, a engraissé, bon appétit, digestions faciles. Très amélioré.
Ne souffre presque plus, articulations assouplies, raideurs musculaires ont disparu.
Ouverture de bouche est plus facile.
Les pieds sont encore œdématiés mais moins qu'auparavant. D'une façon générale : assouplissement de tous les muscles qui ne sont plus rigides.
Le malade revu le 15 septembre : amélioration mais quelques douleurs sont revenues, nécessitant prise d’aspirine.
L'état général est encore meilleur qu’il n’était.