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OBSERVATION II

(M. Max Lévy, Société médicale des Hôpitaux de Paris, 4 décembre O5

Femme de 30 ans.

Un rhumatisme chronique déformant typique évoluant depuis de nombreuses années.

Ce rhumatisme est grave, étant donné intensité des lésions, extension et Caractère évolutif. À radiographie : destruction à peu près complète des os du carpe. Os sont d’une grande transparence, les corticales des os longs sont ou très diminuées ou à peu près absentes.

Extension des lésions est considérable. Il n’y a pas une seule articulation qui ne soit gravement atteinte.

Toutes les articulations vertébrales sont intéressées, articulation temporo-maxillaire est particulièrement ankylosée.

Tous ces mouvements s’accompagnent de grandes douleurs qui sont telles qu’elles forcent la malade à absorber chaque jour 6 à 8 comprimés d’aspirine.

Patiente a essayé de nombreux traitements : vaccinothérapies multiples, essais de traitement par le colchique. Les douleurs persistent ; les ankyloses progressent.

Examen clinique ne révélait aucune autre anomalie en dehors de l'existence à la face postérieure de l’avant-bras gauche, près du coude, de 4 tophi calcifiés anciens et d’un iSntus calcifié symétrique à droite.

L'origine goutteuse de ce rhumatisme pourrait donc être discutée.

Aucune autre anomalie appréciable. Règles normales.

On essaie l'extrait parathyroïdien injectable Byla. Injection souscutanée quotidienne d’une ampoule 10 jours de suite sans résultats.

Après ce traitement qui n’a apporté aucune modification aux

douleurs on fait :

Examen histologique :

Cholestérol See "MONS PERTE 1440 Calcémig MR NE IT an 0,083 Uricémie ..... TRS DRE AE PL pain el |

On fait une série d’injections d’extraits parathyroïdiens (collipparathormone Lilly), 10 unités le 17 jour, puis 20 les jours suivants ; après 4 jours calcémie s'élève à 0,097. On enregistre immé-

diatement des résultats excellents.

. Douleurs diminuent considérablement.

Mouvements de plus en plus libres.

Et comme de nombreuses observations cliniques et expérimentales ont démontré l’action heureuse de l’ergostérol irradié au cours de l'insuffisance parathyroïdienne expérimentale et post-opératoire on adjoint à parathormone l’ergostérol irradié à dose de 40 mgr. par jour pendant 5 mois. Du 23 février au 7 mars on injecte 20 unités par jour. Calcémie redevient normale 0,114: Elle le le sera toujours lors des examens ultérieurs.

La dose de parathormone est abaissée à 10, puis 5 unités fin mars ; à ce moment légère reprise des douleurs qui sont rapidement jugulées par une augmentation légère et passagère de parathormone (10 unités). En mai on diminue à 5 unités, amélioration se poursuit. L’absorption de comprimés d’aspirine se réduit à 1 à 3 comprimés. © A trois reprises on est obligé d'augmenter les doses de parathormone pour juguler de nouvelles poussées de douleurs.

Depuis juillet jusqu’à ce jour, le traitement par la parathormone se poursuit à raison de 10 à 20 unités tous les deux jours.

Donc patiente atteinte de rhumatisme chronique déformant grave à laquelle le traitement parathyroïdien rend la mobilité articulaire et diminue les douleurs. |

Calcémie était basse et redevient vite normale.

On n'a pas fait l'étude du bilan calcique.Mais il n’y a pas eu d’augmentation du débit calcique sous influence de parathyroïde. Le débit calcique urinaire fut même plutôt abaissé par le traitement. Les radiographies après 6 mois de traitement montrent une très légère mais très nette amélioration de l’état osseux : densité osseuse légèrement augmentée.

OBsEervATION III.

(LANGERON, PAGET, CORDONNIER, LEFEBVRE, SONG 27e 1932; pb: 18245)

Homme de 46 ans.

Ethylique ayant des crises d’arythmie complète, paroxystiques authentifiées par un tracé électrique pris en crise et auxquelles la quinidine a apporté ua soulagement notable.

Marié, femme à eu 5 enfants bien portants. Soigné antérieurement dans le service pour une sciatique.

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ds Late 5 ses ph PR : douleurs dans robes anti, MOIS VUE 5A D anne celles de colonne et de limitation des mouvements des deux coudes avec fourmillements dans les avant- bras.

- Aucun signe de compression du sets cubital et excitabilité ner- veuse est normale. : | Jet Radiographie montre au niveau des coudes, des ostéophytes volu- mineux limitant la flexion des articulations à 45° environ et au is de colonne des becs de perroquet des plus nets, les autres 4 articulations sont indemnes ; les troubles sont bénins et bien tolérés, 7 «:

et il n'est venu que pour son cœur. x 2 Calcémie : élevée à 148 mgr. Métabolisme basal : normal. £ nee d'extraits parathyroïdiens. S. articulaires sont plutôt aug-

Mets et fait intéressant : calcémie de 0, 185 mgr. et métabolisme basal plus 8% après une série de 40 injections chaque 2 jours. Une intervention sur région HN TIQMERS proposée est refusée.

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Conclusion.

10 Les glandes parathyroïdes sont actuellement bien connues : au point de vue de leur anatomie-rapports et vascularisationhistologie et physiologie.

Leur dysfonctionnement est à la base de certaines affections ostéo-articulaires au nombre desquelles il faut ranger la polyarthrite ankylosante ;

20 Sous le nom de « Polyarthrite ankylosante », il faut entendre à la fois les arthrites chroniques à localisations multiples et à tendance d'emblée ankylosante et les arthrites déformantes qui seront fixées daus cette sclérose, non par une ankylose secondaire.

De cette affection relèvent la rigidité de la colonne verté- … brale en cyphose de Betcherew et la spondylose rhizomélique en attitude rectiligne ou maladie de Marie, qui en constituent seulement deux stades successifs ;

30 L’ablation d’une ou deux glandes parathyroïdes améliore dans des proportions considérables certains cas de polvarthrite ankylosante, sans toutefois aboutir à une guérison complète. Cette amélioration est immédiate, survenant dans les heures qui suivent l'intervention. Elle est caractérisée par la suppression des douleurs, une souplesse plus grande du jeu articulaire et une amélioration toujours très notable de l’état général.

Cette amélioration persiste un temps plus au moins long :

elle est susceptible dans quelques cas de s'étendre sur plusieurs années ;

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49 La technique de la parathyroiïdectomie est actuellement bien fixée. L'intervention doit être strictement unilatérale et comprendre la ligature de l'artère thyroïdienne inférieure du même côté ;

99 L’exploration simple des régions parathyroïdiennes avec où Sans isophénolisation des artères thyroïdiennes inférieures, semble s'être accompagnée dans quelques cas d'améliorations analogues à celles qu’on obtenait par parathyroïdectomie.

Cette technique est toutefois de date encore trop récente pour permettre de porter un jugement autorisé sur son efficacité réelle ;

60 On peut également employer dans certains cas de polyarthrite ankvlosante le traitement opothérapique par l'injection d'extraits parathyroïdiens. Il existe plusieurs faits d’amélioration obtenus par cette méthode.

Toutefois les améliorations sont ici plus lenthe à survenir, peut être plus durables. Elles sont certainement moins fréquentes que celles qu’on a constatées à la suite de la parathyroïdectomie ;

70 Il peut paraître paradoxal que la suppression des parathyroïdes et que l’opothérapie parathyroïdienne puissent aboutir au même résultat. Le paradoxe n’est en réalité qu'apparent ; la parathyroïdectomie n’a pas plus pour but la suppression de la totalité de la sécrétion parathyroïdienne que l’opothérapie ne vise à se substituer à une sécrétion défaillante. La parathyroidectomie qui ne peut et ne doit être que partielle sous peine d’entrainer de graves désordres, agit en diminuant l'apport dans l’organisme d'hormones défectueuses.

Quant à l’opothérapie, elle redresse un fonctionnement glan-

dulaire vicié.

On comprend dans ces AR Tes que le but atteint puisse

être le même.

8° Pour un certain nombre d'auteurs (OPPEL, LERICHE, JUNG, JeanneneYy) il faudrait réserver la parathyroïdectomie aux seuls

cas dans lesquels on aurait constaté de l’hypercalcémie.

Le critérium nous parait fragile et illusoire. Les méthodes de dosage du calcium que nous possédons actuellement sont fort délicates ; elles donnent des résultats trop aléatoires et trop incertains pour permettre de fonder sur eux une méthode de classification des indications thérapeutiques.

Quant à l’interférométrie, le moins qu’on puisse en dire c’est que la méthode ne parait pas au point.

Il nous semble de beaucoup préférable de prendre pour guide une donnée fournie par la clinique : contracture musculaire et. signes radiologiques.

4) Contracture musculaire. — Nous admettons avec LERICHE que dans la polyarthrite ankylosante une phase musculaire précède toujours la phase articulaire. A cette période c’est la parathyroïdectomie qui sera indiquée et elle aura les plus grandes chances d’aboutir à un résultat efficace. Par contre, à la période où se sont installées les ankyloses et les déformations, la parathyroïdectomie n’aura aucun effet sur l'élément anatomique articulaire. Seuls lés phénomènes qui à cette période relèvent encore de la

contracture seront améliorés en proportion même de

l'importance que prendra cette contracture dans le tableau clinique.

2) Signes radiologiques. — Seuls les cas de polyarthrite ankylosante sans signes radiologiques de décalcification sont améliorés de façon constante et durable. L’ablation des parathyroides n’a Jamais amélioré les cas dans lesquels les lésions ostéo-articulaires avaient été décelées à l’examen radiologique. Dans le cas de polyarthrite ankylosante avec image radiologique montrant une décalcification globale, avec parfois géodes et lacunes, on ne pourra attendre d’action intéressante que sur les seuls phénomènes douloureux et encore l’amélioration ne serat-elle que toujours transitoire.

90 I] faudrait par contre préférer le traitement opothérapique, par les extraits parathyroïdiens dans les cas de polyar-

k ne

s où dominent inflation. la “donsfication

nd de sclérose ou à de Does moins anciennement et

È Vus :-le Re ; | LS DRE ee Vu: le Président de la thèse, BROSSE NX N. FIESSINGER.

Vu ét permis d'imprimer :

le Recteur de l’Académie de Paris,

Se CHARLÉTY.

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