‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 116 sur 190 · Chapitre cinquième · texte numérisé non relu

Chapitre cinquième

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Par cet exemple on peut constater que cette édition, ainsi que je l'ai déjà fait observer dans la préface :

i° Ne reproduit pas toujours intégralement le texte des manuscrits ;

2° Qu'elle ne reproduit pas souvent les neumes et les cadences du texte original ;

3° Qu'elle ajoute, par ses brèves et ses longues, des valeurs de durée qui n'y sont point.

La conséquence est que l'on ne doit accepter qu'avec de grandes réserves la réputation qu'on lui a faite de reproduire les anciens manuscrits ; et qu'on ne doit, pour l'étude du plain-chant, s'en servir qu'avec la plus grande circonspection.

Dans ce travail d'abréviation, il semble qu'on ait pris plaisir à retrancher des notes dans le seul but d'en retrancher. C'est ainsi qu'en une foule d'endroits, on a supprimé seulement une, deux ou trois notes. Ces retranchements, si peu importants pour la longueur de la pièce et la durée de son exécution, ont bien inutilement bouleversé le texte primitif.

En voici quelques exemples :

Prenez cette finale si gracieuse et si usitée dans les graduels de 5e.

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Rhythme du chant grégorien.

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Voici la leçon de chant moderne

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C'est déranger une mélodie à plaisir. Ailleurs, nulle division ; mais le dessin primitif souvent y est remplacé par une série de notes quelconque servant de finale, sans même qu'on puisse trouver quelque uniformité entre les différentes abréviations de cette même phrase. Comparez :

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De pareils arrangements, ou dérangements, sont de la haute fantaisie ; ce n'est plus une abréviation, mais une composition nouvelle, si toutefois on peut donner ce nom à cette suite de notes, qui n'a plus aucun sens mélodique ni aucune division rhythmique rationnelle !

Passons sur les retranchements opérés en grand, comme on en voit, si l'on compare, par exemple, le verset Deus cui adstat (Grad. de la Dédicace) du Libei' Gradualis avec une édition moderne ; mais à chaque pas vous trouvez de ces abréviations inexplicables d'une ou deux notes, qui achèvent de tout brouiller.

Ainsi dans ce même Graduel, sur le mot preces nous lirons dans le texte primitif.

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