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Le Ier exemple pourrait s'arranger avec une meilleure notation, et en opérant un groupement qui n'est pas indiqué. Mais l'exemple 3 contredira cet arrangement ; il déroutera le chantre et sera d'un effet très hasardé. Quant à l'exemple 2, c'est un fouillis. Pourquoi cette discordance sur un même texte, puisqu'il n'y a qu'un sens mélodique ? C'est qu'on n'y voyait pas de sens mélodique.
= Voyez encore la délicieuse finale de ces Graduels.
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Perfection du rhythme, onction de la mélodie, tout est réuni dans cette finale si usitée. Après les 2 premiers neumes, qui forment un membre de phrase, vient un autre neume, qui forme une espèce d'écho. Puis la phrase monte ; et sur la note ut, il y a des répétitions nécessaires pour parfaire les proportions du rhythme entre ce membre de phrase et le suivant : 8 temps de chaque côté. Voilà ce que donne le plain-chant remanié :
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Une seule distinction ou division est conservée; toutes les notes sont ensuite enfilées comme des perles à la dou-
Rhythme du chant grégorien.
zaine. Puis c'est toujours la confusion ajoutée à la confusion par le défaut d'uniformité dans les remaniements. Pourquoi la même phrase se représente-t-elle si diversement remaniée, sans que l'on puisse deviner les raisons de ces différences ? Si ce n'est qu'on a brassé et taillé, selon le caprice du moment, un texte que l'on ne comprenait plus. Exemples :
Est-elle assez monotone cette dernière finale battant le sol ?
Cette absence d'uniformité empêche d'arranger quelque chose dans les cas trop rares où c'est possible.
Je le répète, ce ne sont pas là des exemples isolés, soigneusement choisis ; mais des exemples pris entre dix mille, qu'on trouve à chaque ligne et plusieurs fois par ligne dans les pièces neumées ; Graduels, Alleliàa, Offertoires, Communions, Répons et même Introïts.
C'est pour le montrer, que je ne crains pas de multiplier les exemples, au risque de fatiguer le lecteur. J'espère cependant que cette étude, qu'il n'a jamais eu peut-être la pensée ou le loisir de faire, l'intéressera par la nouveauté et les déductions qui en ressortent.
Pourquoi encore ce passage * , ^ [♦
pro pa - tribus
devient-il successivement dans la même édition.
ac-ce-di-te
pro pa - Do-mi-ne
Notez que, dans ce dernier exemple, ce texte primitif est allongé de 3 notes, ce qui arrive assez souvent aux abréviateitrs.