Chapitre cinquième
Ce début de X Hœc aies est plus facile peut-être :
• vm ■■ . . q "■■
Hsec di - es quam fe-cit
En consultant le texte primitif, nous lisons
Haec di es quam fe-cit
Nous pourrions donc arranger le texte moderne ainsi :
BB
H mr
1 mm ■1s
Haec
di
es quam fe-cit
On voit que i° j'ai supprimé cette barre d'arrêt après hœc : qui faisait une suspension si drôle, au lieu d'être à la fin de la phrase ou du membre de phrase, 2° que j'ai distingué en groupes les notes amassées confusément, 3°iosupprimé la coupure entre les 2 ?//de la fin, qui doivent être unis dans la même émission de voix. Grâce à cela on a une phrase intelligible. Quantus labor !
Prenons encore cette neume & Alléluia.
3 84> I Jfr Mfr
Grâce à elle, nous rhythmons le commencement de ce texte moderne ; mais ensuite il nous faut des combinaisons diverses pour achever la phrase trop abrégée et remaniée.
me
Après ces 2 coupures égales, nous trouvons une cadence
Rhythme du chant grégorien. 15
226 Rhythme du chant grégorien.
écourtée. C'est là toujours le point délicat, capital du rhythme, celui qui exige le plus le sentiment cultivé et éclairé par la science ; c'est là aussi que se trouvent les plus grandes difficultés causées par des remaniements faits au hasard. En réduisant la seconde division ; en doublant la note pénultième (ce que les chantres font souvent d'instinct), et en opérant bien entendu des distinctions et des groupements entre les notes, nous obtiendrons la phrase suivante dont o 1 se contente faute de mieux.
Dans cette catégorie de passages, l'abréviation a rendu impossible souvent tout arrangement comme nous l'avons déjà observé.
Que signifie cette finale du Trait de la messe de
Requiem.
fcsa
per - fru - i
Quiconque a tant soit peu chanté de plain-chant, comprend d'instinct que la phrase à peine commencée reste inachevée, sans même avoir un semblant de formule de cadence mélodique.
Là il n'y a rien à faire.
^ I V. Des passages trop modifiés pour qu'on puisse recourir au texte primitif.
Il faut alors tâcher de grouper ou diviser les notes de manière à former un rhythme quelconque, autant qu'on le pourra. Pour cela une grande connaissance du chant grégorien est nécessaire, et peut seule aider dans ce travail difficile et ingrat, où cest le fond qui manque le plus.