Chapitre sixième. — Première partie
Voici encore quelques exemples où, au contraire, la ire note de la thesis féminine est note réelle, et où la seconde est traitée en note de passage, conformément à ce que nous avons dit tout à l'heure (ex. i ci-après). On peut encore employer l'accord de 6/4 sur la seconde note de ces thesis ; précédé et suivi de l'accord de quinte, il forme sur la même basse, une harmonie légère qui convient bien au caractère de transition de cette note.(Ex. 2 ci-après.)
Cru- cem Je- sus
Je - su Chris-ti
Mais lorsque les thesis féminines forment une cadence, et que le ralentissement de leur exécution les transforme en finale masculine, chacune de leurs notes peut porter un accord spécial et l'on a, dans ce cas, une formule de cadence harmonique complète. Ex. :
fefc*
var 2
rr
Ar±
De
*ÉI
e -'le - i- son tér-ram tû-am e - um
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Rhythme du chant grégorien.
Toutefois, même ici, je ne crois pas que l'emploi d'un seul accord sous la thesis féminine fasse mauvais effet. Il est vrai que ce procédé peut entraîner à des harmonies de retard inusitées dans l'ancien contrepoint, mais que je n'oserais blâmer, ni exclure absolument. Ainsi, l'on pourrait harmoniser comme il suit les cadences des ex. i et 3 qui précèdent :
De
ter-ram tu
Enfin, si les nécessités de la composition harmonique amènent l'accompagnateur à donner un accord à chacune des notes de la thesis féminine, hors le cas de cadence (où la ire note est ralentie), et alors que dans l'exécution elle n'a qu'une valeur minime (64), il faudra bien veiller au choix des accords. Un plaquage maladroit d'accords parfaits sur chaque note de ces thesis peut les alourdir, en contrarier leur caractère coulant et de transition. A ce point de vue, je préfère à l'accompagnement suivant :
ÎS
ff-li-o David E-go te pavi a - pé - ru-it os é -jus