‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 151 sur 190 · Chapitre sixième. — Première partie · texte numérisé non relu

Chapitre sixième. — Première partie

qui s'établit entre le mouvement de l'harmonie et celui du rhythme mélodique.

Dans le fragment suivant :

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où les thesis ne sont que d'un temps, nous avons des rhythmes ternaires trochaïques, c'est-à-dire ayant deux temps à Y arsis et un à la thesis. En frappant un accord sur chaque thesis, vous ponctuerez le rhythme et distinguerez la fin de chaque rhythme. Au contraire, si vous mettez un accord sur chaque arsis après celui de la thesis, ces deux accords frappés coup sur coup donnent l'impression de deux temps forts successifs et contractés, comme s'il y avait une succession de rhythmes ïambiques, portant 2 temps à la thesis et un à Y arsis. Au lieu de :

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Ces 2 rhythmes sont en complet désaccord, et d'autant plus que le premier (le trochaïque) s'enchaîne d'une façon si coulante que, dans une exécution un peu animée où l'on marque très peu la thesis, il équivaut à une série de rhythmes contractés. La différence est presque insensible à l'oreille qui volontiers croit entendre :

au lieu de

Pfr

Cet enchaînement, cette liaison de succession, qi vonse l'équivalence, est complètement détruite par le trappe successif de deux accords.

Rhythme du chant grégorien.

Cette même équivalence se produit pour les mêmes motifs entre les rhythmes qui ont une arsis d'une note après une thesis d'un temps, et auxquels s'applique l'exception exposée précédemment concernant leur harmonisation.

5ft

fcs

Ces formules, il est vrai, appartiennent à des cadences, où le ralentissement final donne de l'importance à la thesis et permet d'accentuer Y arsis davantage. Mais qu'on chante :

Mf p\t

sentira-t-on beaucoup de différence d'avec

±=dt

Non ; et l'équivalence ici est bien établie. C'est exactement le cas de la marche, où les mouvements se suivent de si près, qu'on ne sait trop s'ils sont distincts ou contractés. Avec ces thesis de valeur minime, l'enchaînement est si facile, qu'il semble aller jusqu'à la contraction ; mais sitôt que la thesis s'accuse un peu, à plus forte raison quand elle a deux temps (soit réunis sur une seule note, soit répartis sur deux), la distinction et même la disjonction des rhythmes se font plus sentir.

C'est donc à l'impression de 2 rhythmes de caractères opposés donnés par l'harmonie, d'une part, et par la mélodie, de l'autre, que je crois devoir attribuer le fait examiné et la règle qui en découle.

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