‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 156 sur 190 · SES · texte numérisé non relu

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On voit quelle analyse délicate du rhythme est nécessaire pour une bonne harmonisation.

Ceci me donne l'occasion de remarquer que l'harmoniste doit parfaitement connaître le rhythme du chant, tel que le chœur l'exécute ; car il y a des choses que le chant laisse quasi-incertaines. Il se trouve en effet que, dans l'exécution, certains points de thesis ou iïarsis sont assez peu accusés pour prêter flanc à des équivalences, comme il arrive dans la déclamation. Le rhythme s'y trouve cependant assez net dans ses points principaux, pour que l'oreille ne soit pas embarrassée en ces endroits, ni surprise d'une légère variante d'analyse. Mais ce qui semble un peu vague, indécis et flottant dans le chant, devient tout de suite accusé par l'harmonie. La note qui passait légère, coulée, emportée par le flux du rhythme, attire tout à coup l'attention, quand un changement d'accord l'accompagne ; forcément elle se distingue des autres notes qui passent sur le même accord.

Je me souviens qu'un jour j'accompagnais une maîtrise exerçant une pièce grégorienne. Dom Pothier présidait la répétition, et s'efforçait d'expliquer aux choristes qu'ils ne mettaient pas à un certain endroit une thesis, qui devait y être placée. Son explication, fort nette cepen-

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