Chapitre sixième. — Première partie
dant, avait l'inconvénient de s'adresser à des choristes, dont l'instruction musicale était trop peu développée pour qu'ils pussent la comprendre. Je priai Dom Pothier de faire exécuter ce passage, et, corrigeant mon harmonie, je mis un accord sur la t/iesis, qui par ce procédé s'imposa au chœur. Quand je supprimais cet accord, la thesis disparaissait de l'exécution.
= Il paraît donc avantageux, pour prévenir toute confusion, de simplifier le plus possible l'accompagnement et de laisser au chœur sa liberté d'exécution. Si cette recommandation est générale, on peut en tenir compte spécialement dans les cas que je viens de signaler, c'est-àdire, là où l'exécution du chant, légère et animée, peut prêter à des indécisions ou à des variantes d'analyse rhythmique. J'en signalerai quelques exemples.
On a vu (49) que la double note (distropha et parfois double virga) peut amener à rhythmer le neume suivant de 2 manières :
— ïî*.
ad
stat
ad
stat
En pareil cas, je mettrai simplement comme harmonie :
Dans le second ex. où le ré porte arsis, il est regardé comme appoggiature.
= Sous le strophinis, en bien des cas ; sous X apostropha ; sous un groupe de 3 notes placé sur une syllabe pénultième dite brève; enfin toutes les fois qu'un groupe demande une nuance d'exécution légère, j'éviterais de
Rhythme du chant grJ;onen. 17
Rhythme du chant grégorien.
faire intervenir un changement d'accord, ou, si je ne puis, j'en ferais un très léger. Ex. :
âH
MH-
nmh
et vo-ca - bi - tur
ce-le-brân-tes
£fe
PHflh