Chapitre sixième. — Première partie
ffl
fct
= Nous avons vu (21) comment dans les neumes simples à arsis de 3 notes on opérait parfois une subdivision artificielle.
sf< a
ter
Dd - mi - ne
flo - re
bit
Il y a en effet une grande facilité à transformer en arsis, par une légère accentuation, le 3e temps faible d'un rhythme, qu'il soit mesuré ou non. Je constate le fait sans énumérer les diverses raisons qui l'expliquent. Le caractère équivoque et facultatif de ce 3e temps de X arsis ne nuit en rien à la marche ou aux combinaisons proportionnelles du rhythme. L'harmoniste y trouve l'avantage de pouvoir à son gré placer ou omettre un accord sur ce 3e temps, et d'alléger ainsi l'harmonie. Ex. :
Y^-S.» il N3 \ il NJ a»4 il gg
in ter-ram
ter - rarn
ter - ram
r tr r,
difeé
*ff^
Rhythme du chant grégorien.
Ainsi dans les ex. i et 2, il n'est pas tenu compte de Yarsis qui se fond dans le rhythme. Dans l'ex. 4, au lieu d'harmoniser chaque note, la ire seule et la 3e de Yarsis ont un accord.
j Des 2 côtés, c'est donc un accord en moins, et l'accompagnement n'est pas aussi chargé.
De r accompagnement de note contre note.
IJ y a des cas où l'harmoniste est contraint de donner une harmonie spéciale à chaque note. C'est un procédé aussi nécessaire parfois que délicat ; mais je crois que, si l'harmoniste s'inspire des idées émises dans ce Traité, il verra de suite que cet accompagnement sera tout autre chose que le plaquage d'accords usité jusqu'à ce jour pour les travaux de ce genre. Outre les règles qui régissent harmonie en général et les règles fondamentales que nous avons étudiées pour l'application de l'harmonie au chant grégorien, il sera bon, dans ce cas particulier, de ne pas perdre de vue les conseils suivants :
i° Rendre l'harmonie aussi coulante et légère que possible, par l'emploi des accords de 6te ou 6/4 ; par le maintien d'une basse commune, et en se contentant d'un simple changement de position, quand cela suffira. Ce change-