et in ndmine. 6. Invi - olâ - ta. 7. Magnifi. - cénti ~ a
On voit par ces exemples que l'anacrouse se forme de tout ce qui précède l'accent tonique ; tantôt de 2 ou 3 syllabes du même mot (ex. 1 et 2) ; tantôt d'un mot ou deux précédant le mot accentué et se liant avec lui comme//> clitiqucs (ex. 3 et 5) ; tantôt enfin des deux manières à la fois (ex. 4).
Il arrivé cependant que les mots de cette nature (proclitiques) forment un rhythme par eux-mêmes. Il n'y a pas à s'y tromper ; car alors ils portent un ou plusieurs neumes formant thesis avec arsis. C'est ce qu'on voit au mot : super des 2 ex. ci-après :
Rhythme du chant grégorien.
super sédeaa tûara = super é ~ um
Au contraire, dans les cas suivants :
o - rf - gi
de - fén - de.
nonobstant le neume placé sur la ire syllabe, il n'y a pas de thesis sur la syllabe qui précède l'accent ; et ce neume rentre très bien dans un même mouvement ou temps rhythmique.
Les neumes offrent, comme les mots et le chant syllabique, des anacrouses. La notation elle-même indique la composition de ces neumes ; et par elle aussi, on voit les deux parties qui composent le neume avec la subdivision du rhythme correspondante. Voici des ex. de neumes avec anacrouses d'une et deux notes. (Celles de 3 notes sont très rares, si tant est qu'elles existent dans la composition des neumes.)
ift
La notation montre en effet 2 parties dans ces neumes. C'est, entre bien d'autres, un cas où l'on peut observer l'insuffisance de la notation carrée, qui ne peut exprimer cette subdivision si importante pour le rhythme.
L'effet d'exécution des ex. ci-dessus est donc semblable à ce que donnerait :