‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 24 sur 190 · Chapitre premier. — Première partie · texte numérisé non relu

Chapitre premier. — Première partie

l'accent du mot groupe les syllabes. Les accents secondaires, des deux côtés, doivent rester tels, et laisser dominer l'accent principal.

Je vais rappeler en détail les diverses applications de cette loi si importante.

Dans ces exemples :

et in ndmine - al - le lû-ia

l'accentuation de Xarsis sera légèrement plus sensible que celle de la note initiale de l'anacrouse. L'accent tonique du mot aide à observer cela très naturellement.

Les subdivisions des rhythmes composés prêtent à la même observation.

Quant aux neumes conjoints, la subdivision doit être douce ; aussi désormais je ne noterai pas deux rhythmes, mais un seul avec subdivision, comme on le voit ci-dessous:

On peut, avec la main, ne marquer que le mouvement principal, sans indiquer sa subdivision ; si on le fait cependant, le mouvement de la main doit être petit, à l'instar des lignes qui subdivisent la grande courbe. Cette reprise de voix doit être sostentcto, c'est-à-dire, douce.

La subdivision des neumes par contraction est dans le même cas. Voici des ex. de subdivision à Xarsis. du rhythme :

Tt

♦ïT*-

Je n'indiquerais avec la main que le rhythme, en suivant la grande courbe, et je laisserais la subdivision se

Rhythme du chant grégorien.

Rhythme du chant grégorien.

faire naturellement et doucement à l'endroit indiqué, sans geste de la main, s'il n'y a pas nécessité.

Cette loi trouve une application remarquable sur les pénultièmes, dites brèves, qui n'ont que deux notes. Ex. :

quid féce-rim. Nec exàu-di-es - multitu - dinem. Gldri-a

Ces syllabes pénultièmes, en effet, que l'on dit brèves, en réalité sont atones ; une arsis contractée tombant sur elles,

fé- ce - ri m Gld- ri - a

les accentuerait contre nature. Elles ne peuvent donc que rentrerdans le rhythme, en subdivisant Y arsis par le groupe qu'elles portent. Mais cette subdivision doit garder ce caractère, et je ne la marquerais pas ; car l'articulation de la syllabe et la vocalisation du neume l'exécutent naturellement. Je me bornerais à indiquer le rhythme de Y arsis à la thesis. Ceux qui s'élèvent avec force contre ces syllabes chargées de notes, n'ont pas fait attention à cette loi importante, et j'avoue que l'exécution maladroite qu'on en fait est insupportable par son accentuation contre nature. Elles produisent un effet bien différent, si l'on observe la loi^que je viens de formuler.

Souvent il arrive que ces pénultièmes se présentent ainsi après un neume offrant déjà une subdivision :

Ky - ri

On comprend qu'il est difficile et peu naturel de donner

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